Lou çirche éyectorâ est di revô!

Le cirque éléctoral est de retour!

Ah, ça nous manquait, mais enfin, il est là! Après des semaines -que dis-je? Des mois!- d’insultes, de bassesses, de coups fourrés et de faux coups de gueule, le premier tour est passé, éliminant les moins drôles des candidats pour ne garder que les deux plus faux-culs, les deux plus mielleux, le deux plus…démocrates de tous. Une fois encore, le second tour de cette éléction verra s’affronter un bourgeois progressiste et un bourgeois conservateur: si on dit que la pluralité est la base de l’éléction démocratique, ce n’est pas pour rien…

Préparez-vous donc, mes bons amis, a cinq ans de spectacle, de pantomimes et de communication dégoulinante; cinq ans durant lesquels on viendra chez vous pour vous dire a quel point vous avez eu raison de voter afin de laisser la Rigueur (marque déposée) s’installer encore plus durement dans notre société; cinq ans durant lesquels vous pourrez vous extasier devant cette si merveilleuse démocratie qui saccagera encore plus qu’avant les emplois, l’environnement, les salaires, la solidarité sociale; cinq ans durant lesquels les flics vous remercieront d’avoir rempli votre devoir citoyen a grands coups de Tonfa dans la gueule…Démocratie bleue ou démocratie rose, capital libéral ou capital social-démocrate, tous les chantres du pouvoir de l’Elysée et du parlement sont d’accord pour dire que ces cinq ans seront la meilleure blague faite aux prolos  depuis longtemps.

FCL dit merde à cette campagne et à cette éléction; elle dit merde aux mensonges de Hollande, à la bassesse de Sarkozy, à Le Pen et ses vingt pour-cents,à la servilité et l’hypocrisie de tous leurs lieutenants,  à cette démocratie pourrie qui permet que la haine, l’exclusion et le cynisme deviennent un programme politique!

« Quelle que soit la personne finalement désignée par le vote, elle me demeurera en tous points absolument étrangère. Elle ne me représentera pas. Ses paroles et ses actes ne m’engageront en rien. Elle incarnera l’Etat d’une manière abstraite et fantoche, comme une image dans une télévision, et ses discours, prolongements insipides d’une campagne toute aussi vaine, s’oublieront aussi vite qu’ils ont été prononcés. La machine du pouvoir subsistera dans l’état de ce qui fait sa puissance réelle, avec ses flics, ses juges, ses matons et ses serviteurs divers et variés. Les pauvres seront toujours pauvres et les riches toujours riches. Et ce qui pourra être détourné de cette logique d’exploitation ne le sera jamais parce qu’un politicien, meilleur qu’un autre, aura été élu, mais parce que cela sera arraché par des luttes d’autant plus libres qu’elles seront plus sauvages »

Léon de Mattis, Mort à la démocratie

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