Éspanye: ailârme anti-fâitçhista é Toledo

Espagne: Alerte antifasciste à Tolède

Le samedi 18 février, au soir, un groupe de 15 néo-nazis masqués, bien organisés et coordonnés, ont commis plusieurs attaques contre 4 activistes gauchistes et antifascistes. 2 personnes furent poignardées, et sont encore en soins intensifs. Une autre personne a du recevoir 25 point de suture et 25 agrafes. Ils furent attaqués, entre autre, à coup de battes de baseball. (Il a été confirmé plus tard, qu’un gosse eut la tête défoncée et ouverte par les coups).

À Tolède, la présence et l’agressivité des groupes fascistes extrêmement violents est depuis longtemps confirmée – mais, bien sûr, ce n’est pas une raison de s’alarmer selon la délégation gouvernementale en Castilla-La Mancha. Il est essentiel de renforcer notre défense, car les bulldogs ont maintenant enlevé leur muselière.

Étant donné ces événements, dimanche 19 février au soir, un appel à se réunir dans le parque Zocodover à été lancé, en soutien aux agressés et pour manifester notre répugnance vis-à-vis des groupes fascistes organisés. Malgré ce court délai, plus de 100 personnes ont assisté au rassemblement. Parmi elles, il y avait des camarades venus de Ciudad real et de Madrid.

Nous voudrions remercier tout spécialement, pour leur tendresse et chaleur, ceux qui ont assisté au rassemblement, au côté d’actions de solidarité menées à travers tout le pays par plusieurs groupes de coordination antifasciste, tout comme plusieurs collectivités et je ne sais combien de personnes qui nous ont envoyé leurs forces.

Nous sommes en train d’organiser d’autres rassemblements, et nous vous tiendrons bientôt au courant. Cela ne va pas s’arrêter là; nous ne permettrons pas d’autres agressions antifascistes. Il est urgent d’activer la solidarité antifasciste.

SOLIDARITÉ MAXIMUM AVEC NOS CAMARADES ! TOUS UNIS DANS LA LUTTE CONTRE LES ATTAQUES FASCISTES! NO PASARÁN!

Plateforme antifasciste de Tolède & Amis et des Résidents de Tolède.

Contra Info

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Tarnac, o l’arte di lai baiderie.

Tarnac, ou l’art du mensonge.

Où s’arrête le terrorisme ? Où commence son instrumentalisation ? Dans son livre, Tarnac, Magasin général, le journaliste David Dufresne tente de comprendre comment l’affaire qui a rendu célèbre un petit bourg de Corrèze et médiatisé une fantasmatique « ultragauche » a pu naître. Trois ans et demi d’enquête, à rencontrer les inculpés, les services de renseignement, les politiques. Et une volonté de décrypter les arrière-pensées et les manipulations, jusqu’au concept orwellien de « préterrorisme ». Entretien.

Basta ! : Vous tentez de comprendre les logiques qui animent les différents protagonistes. Pourquoi avoir laissé de côté la question de la culpabilité des inculpés de Tarnac ?

David Dufresne : La question de savoir, plus de trois ans après les faits, qui a posé les fers à bétons (sur une ligne de TGV, ndlr), reste très secondaire, au regard du reste de l’opération. L’obsession de la justice et de la police dévoile autre chose que ce qui est légitime : rendre justice. C’est ce qui m’intéresse : comment une telle « affaire » peut-elle être orchestrée, créée, exploitée, à d’autres fins que la simple volonté de rendre justice. C’est une « affaire » éminemment politique, bien avant qu’elle n’éclate au grand jour. Avec l’approche de l’élection présidentielle, Tarnac me semble une occasion de réfléchir à ces questions : qu’est-ce que le terrorisme ? Qu’est-ce que l’antiterrorisme, la violence, le militantisme, la police de renseignement ? On pourrait poser ces questions à François Hollande, qui, à titre d’élu corrézien, a défendu les gens de Tarnac tardivement. Ou à Nicolas Sarkozy, qui a publié un communiqué de presse triomphant le matin des arrestations. Toute l’affaire s’est déroulée sous son règne et, en partie, sous l’impulsion de certains de ses proches.

Vous racontez notamment les guerres que se livrent les services de renseignement, les difficultés engendrées par la fusion des services quatre mois avant les sabotages. Et leur fonctionnement : pression, rendement, rémunération des indics…

Cette « affaire » devait servir de prétexte à plusieurs volontés politiques. Elle permet d’abord à Michèle Alliot-Marie de se positionner, en tant que ministre de l’Intérieur, sur un créneau particulier : le terrorisme. Je parle de créneau parce que c’est ainsi que les policiers le nomment. Ils parlent aussi de marché, de parts de marché… Michèle Alliot-Marie va instituer des réunions antiterroristes, tous les jeudis soirs, au sein de son ministère. Réunions ultraconfidentielles, qui réunissent tous les patrons de police et qui n’ont jamais eu lieu avant, ni après elle. « L’affaire Tarnac » devait aussi servir à faire briller la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), le « FBI à la française » voulu par Sarkozy et créé en juillet 2008, soit quatre mois avant les sabotages. En réalité, les services qui devaient travailler ensemble vont se faire la guerre. Au sein de la DCRI, c’est la guerre de tranchées entre ceux qui viennent de la DST et ceux qui viennent des RG. Puis il y aura la guerre entre la DCRI et les RG parisiens. Ensuite, une autre rivalité cruciale, celle entre les gendarmes, d’un côté, et la DCRI et la Sous-Direction antiterroriste, de l’autre.

Pourquoi certains policiers acceptent-ils de vous rencontrer ?

En partie à cause de la guerre des polices. Mais aussi du fait que je prenais le temps, le temps d’une enquête au long cours. Je m’intéressais à leur travail, à sa banalité, à son quotidien. Tout le monde apprécie que l’on s’intéresse sincèrement à son travail. Arrive un moment où ils voulaient légitimement livrer leur point de vue, raconter les pressions subies, leurs propres doutes, ou leurs convictions. Il y a aussi ceux qui veulent se venger de ne pas avoir reçu la petite enveloppe des 100 ou 150 euros que leurs collègues ont eue, lors d’une réception discrète au ministère de l’Intérieur. Enfin, certains veulent me manipuler. Ils parlent sur ordre – ou non, d’ailleurs.

Certains prennent des risques…

Une des policières de la DCRI m’explique qu’elle pourrait passer au service « compromission », également surnommé en interne « la Stasi ». Le risque ultime ? Se faire virer, après procès. Lors de nos rencontres, certains me demandent d’éteindre mon portable, d’autres de me débarrasser de mon carnet de notes. Je prends ça pour du bluff puis je comprends au fil du temps que c’est sérieux. Très souvent, les rendez-vous sont fixés par des intermédiaires.

Vous décidez de respecter le off des sans-grade, des exécutants, mais pas de Joël Bouchité, l’ex-patron des RG, ni de Bernard Squarcini, le patron de la DCRI. Pourquoi ?

Le choix est simple, même s’il m’a fallu des mois pour m’y résoudre. Tous savaient que j’écrivais un livre. Et le temps que prenait Bernard Squarcini pour me recevoir au 8e étage de la DCRI, par exemple, en disait long sur la coloration politique de cette affaire. Si je le mets sous pseudonyme, si je ne dis pas qui il est, je tombe dans le travers que je reproche, qui est en gros d’être toujours dans le vague : « dans l’entourage de… », « de source proche de l’enquête », « dans le cabinet du ministère ». Par ailleurs, ces gens-là sont des personnages publics, ils doivent leur nomination aux politiques. On sait que Bouchité et Squarcini sont proches de Sarkozy. Ils sont là où ils sont parce qu’ils agissent dans les cercles du pouvoir. Il faut assumer cela et, dès lors, dire les choses telles qu’elles sont, ne pas les camoufler. Ce qui n’est pas le cas de l’enquêteur de base.

Votre livre commence par le procès-verbal qui demande l’ouverture d’une enquête préliminaire, puis par votre rencontre avec l’une des mises en examen, Gabrielle H. Pourquoi débuter ainsi ?

La cote D1, qui marque le début du dossier d’instruction, contient en dix lignes ce que les policiers vont chercher à prouver pendant des années. Ces derniers agissent comme des mathématiciens qui voudraient démontrer coûte que coûte leur hypothèse de départ, et non comme des enquêteurs à charge et à décharge. Avec ce PV, on entre de plain-pied dans la logique policière, avec son jargon, son vocabulaire. Quant à la rencontre à Tarnac avec Gabrielle H., c’est l’occasion d’entrer dans le village, dans l’épicerie, et de confronter cette « affaire » à cette réalité, très éloignée des fantasmes des uns (policiers) et des autres (journalistes, commentateurs). Tout le livre est ainsi construit, dans un va-et-vient.

Tout au long du récit, vous décrivez vos sentiments, vos espoirs, vos désillusions… Pourquoi choisissez-vous cette forme d’écriture ?

Je suis venu à l’écriture par les fanzines et la critique rock, un genre très empreint du « nouveau journalisme », du gonzo journalisme, du « je », de l’expérience, du fait que l’on assume poser un regard sur les événements, et pas uniquement un regard clinique. Ce regard « factuel », « professionnel », est dérisoire. Il constitue parfois un mensonge. Exemple, quand on scrute les procès-verbaux reproduits dans le livre, on mesure combien ils sont parfois complètement orientés. Ce qui est présenté dans la presse comme étant une vision objective des faits, issue de l’instruction, est en réalité tout à fait subjectif.

Face à cette subjectivité qui ne dit pas son nom, je pense qu’il faut porter son propre regard subjectif, en restant le plus honnête intellectuellement. L’objectivité, pour aller très vite, revient à faire un journalisme de statu quo, un journalisme d’administration. Les flics, la justice sont les tenants de la version officielle. L’« objectivité factuelle » revient souvent à placer la version officielle en avant. Personnellement, j’étais dans la mêlée, pas au dessus. Je raconte la mêlée.

Votre livre est entrecoupé de larges extraits de procès-verbaux issus du dossier d’instruction. Que nous apprennent-ils ? Pourquoi avoir choisi de les publier tels quels ?

Pour la forme d’abord : d’une certaine manière, le procès-verbal est un genre littéraire en soi. C’est une grammaire, une syntaxe particulière. Il y a cette sécheresse du mot, parfois un côté désuet, ou roublard, toujours une bataille psychologique entre quelqu’un qui interroge et un interrogé. En l’espèce, il y a de véritables moments de bravoure. Et sur le fond, reproduire ces PV est une façon de s’interroger : à quoi ça rime de publier chaque jour des articles avec trois bouts de PV ? Regardons la question posée avant, celle d’après. Regardons le contexte. Regardons comment cette parole est recueillie. C’est valable pour pratiquement toutes les affaires : la parole est recueillie dans des conditions exécrables, justement pas « objectives » du tout ! Or, la presse, pour des raisons de place, va à l’essentiel, c’est-à-dire à la petite phrase, l’aveu, extorqué ou non, la citation idéale, et écarte tout le reste. J’ai décidé d’en publier suffisamment pour démontrer la logique à l’œuvre.

Au fil des pages, on découvre les méthodes policières de renseignement, l’univers carcéral décrits par les accusés : les conditions d’isolement sensoriel à Levallois-Perret, les prélèvements d’ADN, les nombreux interrogatoires…

Il ne s’agit pas de s’apitoyer mais de raconter la réalité. Rappeler qu’un individu en interrogatoire ne dort pas, et que ces conditions vont forcément le mettre dans une position de faiblesse. Rien de nouveau sous le soleil, certes. Et c’est bien justement le problème ! Plus emblématique encore de cette « affaire » est le travail des renseignements généraux puis de la Direction centrale du renseignement intérieur. Comment on leur apprend à faire des choses à la limite de la légalité, comme poser une balise pendant qu’une voiture est au garage, en réparation. Comment, si elle n’est pas en réparation, il faut se débrouiller pour le faire sur un parking, avec deux équipes, une chargée de surveiller le proprio, pendant que l’autre s’affaire sur le véhicule… Je raconte tout cela, les écoutes, les balises. Je reproduis un manuel de stage de formation du groupe opérationnel des ex-RG.

Joël Bouchité, l’ex-patron des renseignements généraux, vous révèle qu’il y avait bien une balise sous la voiture de Julien Coupat, bien avant les dégradations. Or cela pose problème…

Oui, car dans le dossier d’instruction, il n’y a trace d’aucune balise. C’est toute la question de la « judiciarisation du renseignement » et de la DCRI : elle a à la fois la casquette renseignement et la casquette judiciaire. Ce qui est recueilli dans des zones extrêmement grises par le renseignement (indics, écoutes, balises), sous le sceau désormais du secret défense, peut se retrouver « habillé » pour atterrir dans un dossier judiciaire. La question juridique, et morale, est de savoir comment on passe de l’un à l’autre. En termes de droit, si la balise n’a pas été autorisée, cela veut dire que tout le PV de surveillance de la nuit des sabotages – que la justice prête pour l’un d’eux à Julien Coupat et à Yildune Lévy – peut être annulé. Et s’il n’y a plus de PV de surveillance, l’instruction s’écroule.

Vous analysez aussi le traitement médiatique de l’affaire. Vous parlez des « grandes oubliettes de la petite actualité » et que la presse ne sort pas du dyptique innocent/coupable ou pour/contre.

La question n’est pas dans le noir/blanc. Mathieu Burnel, un des inculpés, l’analyse fort bien. La question est : est-ce que vouloir s’extraire de l’époque, c’est un crime ? Est-ce un crime d’ouvrir une ferme à des activistes, à des militants du monde entier ? C’est à cause de cela qu’on va surveiller ces gens. Cette question est bien plus signifiante. De dire que ce sont uniquement des gentils épiciers, ce n’est pas vrai. Évidemment qu’il y a des rencontres politiques, des discussions radicales qui sont menées. Mais est-ce qu’on est dans le terrorisme ? Est-il légitime d’utiliser contre eux les moyens de l’antiterrorisme – les plus importants d’un point de vue policier ? Est-ce qu’on peut discuter la notion de « préterrorisme » ? Et si oui, ça commence quand ? C’est ce que je demande à Squarcini.

C’est la notion de préterrorisme, que vous interrogez tout au long du livre, et que définit Bernard Squarcini, le patron de la DCRI.

C’est le grand dilemme de l’antiterrorisme. Car c’est une police qui, plus qu’aucune autre, a failli si les gens qu’elle poursuit commettent leurs actes. C’est une police préventive, mais pas au sens prévention de la délinquance : au sens d’essayer d’agir avant que les agissements n’aient lieu. Elle doit pour cela surveiller des gens qu’elle soupçonne capables de commettre des crimes et elle les arrête avant qu’ils ne les commettent. Sauf qu’on n’a absolument pas la certitude que les gens commettraient les crimes dont on les soupçonne.

Prenons Bernard Squarcini. À ses yeux, la « bande de Tarnac » – il l’appelle comme ça –, c’était « un pot au feu qu’il fallait laisser mijoter ». C’est ça, le préterrorisme du point de vue policier. On voit bien dans cette histoire les risques que ce « concept » fait courir aux libertés individuelles et collectives. Le terrorisme est une des clés de voute de la police sécuritaire. Contrairement à l’image qu’elle se donne, cette police n’a rien d’exceptionnel. Elle fait absolument partie du dispositif sécuritaire dans son ensemble. Ça commence par Vigipirate dans les gares à Paris, depuis des années. Ça se poursuit avec les niveaux d’alerte, etc. Cette notion de préterrorisme doit pouvoir être débattue. Tarnac en est l’occasion.

Propos recueillis par Simon Gouin

À lire : David Dufresne, Tarnac, Magasin général, Éditions Calmann-Lévy, mars 2012.

Bastamag

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Marzouki et Ennhada d’en feûs!

Marzouki et Ennhada, dégagez!

 

Selon les sources de TunisieNumérique, environ 60 ouvriers de chantiers dans la région de Jebeniana à Sfax, qui n’ont pas encore touché leurs salaires, ont manifesté ce mardi 6 mars 2012, devant le siège de la délégation. Les ouvriers ont incendié des pneus et ont barré l’avenue Habib Bourguiba, principale artère de la ville.

Des jets des pierres entre les manifestants et les forces de l’ordre ont eu lieu, indiquent les mêmes sources. La situation demeure préoccupante. (…)

Le Jura Libertaire (d’aprés TunisieNumérique)

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Besosson o Wesanto?

Adonnons-nous à ce plaisir délicat qu’est l’étymologie-une fois n’est pas coutume. J’avoue que je me suis souvent demandé d’où pouvait provenir le nom de Besançon; certes, on connait tous l’origine latine ‘Vesontio’, mais l’appellation authentique m’a toujours intrigué. En clair, quel est le nom que les comtois ont, à travers les âges, donné à leur capitale?

Voyons d’abord ce que dit Wikipédia (qui ne dit pas QUE des conneries):

Une première mention écrite de la ville est faite par Jules César dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules sous le nom de Vesontio. Au IVe siècle, un B remplace le V de Vesontio et le nom de la ville devient Besontio ou Bisontion, puis subit plusieurs transformations pour donner Besançon en 1243. Les recherches sur l’origine de l’appellation Vesontio ont donné lieu à plusieurs interprétations, mais aucune ne s’impose avec certitude. La plus « satisfaisante » évoque la racine celtique wes- qui désignerait une montagne et que l’on retrouverait notamment dans les noms de Vésuve, Vesoul ou encore Vézelay.

Durant le Moyen Âge, plus précisément entre le IXe siècle et le XIIe siècle, la ville est parfois surnommée Chrysopolis (« la ville d’or »). L’origine de cette appellation, qui apparait dans un écrit de 821, n’est pas non plus bien établie : présence d’or dans le lit du Doubs, présence de nombreux édifices romains, plaisanterie « besan sum » (« je suis une pièce d’or »), rapprochement entre Byzance et Besançon, Chrysopolis ayant été dans l’Antiquité le nom d’un quartier de Byzance…

On peut aussi remarquer que le nom proto-germanique est Bisanz

On le voit, le premier nom que reçut la ville aux sept collines provenait des Romains, ces gens-là ne faisant guère cas de la culture barbare des gaulois-passons. Pour ce qui est de la forme comtoise moderne, Besosson, on peut légitimement penser qu’il s’agit d’une variante patoisante du nom latin- n’étant apparu dans les écrits qu’au XVe siècle.

Alors, pur produit de la langue romane, Besançon? Ce serait oublier que ce nom n’est sans doute pas sorti de l’imagination de Jules César, et que les Séquanes y avaient installé une capitale prospère. Reprenons: on peut considérer l’hypothèse du préfixe wes-, comme plausible vu la géographie locale; quant à l’autre moitié du mot, on peut la trouver dans la « ville » elle-même: en effet, à l’époque de la conquête de la Gaule, Vesontion n’était alors qu’un gros village entouré d’une muraille, un oppidum, comme on disait alors. Or, certains mots celtes ou proto-gaulois peuvent nous éclairer: ainsi « amdio« , qu’on peut traduire par « enclos »; « andebanno« , ou « auvent, grand abri « (and- étant un préfixe d’hyperbolation); « antego« , ou « cabane, maison ». A chaque fois, on retrouve le préfixe and- ou amb- « grand ». Ainsi, et en tenant compte du caractère germanique des Séquanes -les mots ci-dessus sont sans doute originaires d’autres peuples gaulois, dont la langue était sensiblement la même-, on pourrait avancer plusieurs hypothèses qui traduiraient l’idée de « grande maison sur la colline » ou « enclos des collines », comme Wesanto, Wesantebanno, Wesamdio ou encore Wesenðo (le ð se prononce comme le th anglais, ce qui expliquerait la transformation du ‘t’ en ‘ss’).

Voilà, si l’envie vous prend de taguer, d’un coup de feutre vengeur, les panneaux de signalisations de la ville pour les rendre bilingue, vous avez l’embarras du choix; espérons seulement que, si vous tombez en pleine action sur une patrouille de policiers, ils soient réceptifs à votre grande culture des mots…

                                                                        Chris, pour FCL

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Blog Trabyas Soénoujes

Blog Émeutes Sonores

Si vous êtes amateur.ice de rap/hip-hop conscient et engagé, vous pouvez vous rendre sur ce blog assez sympathique; au menu, Scalpel, Collectif Mary Read, et d’autres…

http://emeutessonores.wordpress.com/

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Proù di reûjurie dâs véctimes di lai politie!

« Il y en a marre de récupérer des victimes de la police »

Les passagers s’entrechoquent comme des masses. C’est l’heure pointue. Les longs couloirs sont noirs. C’est l’heure des grands flux. Il est 18h16. Le trafic est fluide. Et sur le plateau souterrain de la gare, une troupe de policiers veille. Face à eux, des passagers. C’est l’incompréhension. « Dites nous la vérité, juste la vérité » supplie une dame.

Elle s’approche. Ses mains se crispent. Son visage face à celui d’un képi, noyé dans son mutisme. Volontairement silencieux. Tout compte fait, l’agent ouvre la bouche. « C’est un homme, il est mort, il avait deux enfants. » La jeune femme rougit de haine. « C’est très drôle. Vive la police. » Et le policier d’esquisser un sourire.

Sauf que l’affaire est tout sauf drôle. C’était à 17h. Un contrôle d’identité. Des policiers qui demandent des papiers à un passager. « Je travaille dans un stand de la gare, juste là, pointe un garçon. J’étais juste à côté de lui quand c’est arrivé. »

L’homme « a voulu sortir une ventoline, sept policiers l’ont pris par le cou, ils lui ont mis une balayette et un coup de poing », raconte un témoin. Les témoignages concordent. « Ils pensaient qu’il allait sortir un flingue ou quoi ? » s’agace une passante. Le jeune homme continue son récit : « Après, ils lui ont sauté dessus. Ils l’ont battu. Il y avait du sang. »

Pendant que l’affaire se dilue, que l’incompréhension grandit, un deuxième policier provoque : « Oh, y’a rien eu, juste un viol ». Il rigole. Il répète lourdement : « Oui, un viol ». Il regarde son collègue. Ils rigolent, complices du même humour. Certains passagers insistent pour connaitre « la vérité ». Une femme, chargée, qui passait par là a « tout vu ». Elle raconte : « Ils l’ont battu et l’ont enfermé derrière cette porte. Depuis 17h, il n’est pas sorti. »

Un homme lui demande de témoigner officiellement. Elle refuse. « Mais c’est important de prouver des choses aussi graves » dit-il. Le premier témoin, lui, promet qu’il portera plainte « contre la police pour cet abus ». Une gradée, plus sérieuse que les policiers tristement moqueurs, donne sa version : « L’homme n’est pas blessé et il est actuellement devant un agent de nos services ».

Les policiers se replient. Ils disparaissent dans un nuage de rage. « C’est ça, la politique de Sarkozy » pointe une dame, les voyant s’éloigner. « C’est malheureusement ça, la France » réplique une autre. Avant d’ajouter : « J’en suis certaine, c’est un énième acte raciste contre un Noir ». Le jeune témoin, les doigts tremblants, la voix rouillée : « C’est chez nous ici, nous sommes Français, nous ne méritons pas ce traitement ».

La porte de fer reste close. Muette. Devant, un ambulancier lâche un cri : « Honnêtement, mes collègues et moi, nous en avons marre de récupérer des victimes de la police ». Un énième contrôle qui vire au vinaigre. Mais, en levant les yeux au plafond, une flamme d’espoir pour l’ambulancier  : « Il y a quatre caméras de surveillance, elles ont tout filmé ». Tout ça aurait pu passer inaperçu.

Mehdi Meklat et Badroudine Said Abdallah – BondyBlog, 3 mars 2012.

Le Jura Libertaire

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Convétiaince en Comtât, Convivéncia en Ocsétania

« Convétiaince » en Comté, « Convivéncia » en Occitanie

Communiqué Convergéncia Occitana Anem Òc 2012

A propos d’une présence éventuelle d’individus ayant une “vision” très particulière de l’Occitanie…

Le communiqué parle de lui même, et nous pouvons que soutenir l’ensemble de ce propos:


A la suite de l’annonce de l’ouverture d’un local par les « jeunesses identitaires » à Toulouse, mouvement ouvertement xénophobe et communautariste, CONVERGÉNCIA OCCITANA tient à faire la mise au point suivante :

Le 26 décembre 2006, le Maire de Toulouse, remettait les clés de l’Ostal d’Occitània au Président de Convergéncia Occitana, en présence du Président du Conseil général de la Haute-Garonne, du Président de la Région Midi-Pyrénées et de plus de 2.500 personnes enthousiastes.

Depuis cette date l’Ostal d’Occitània est un lieu d’accueil, de rencontre, de travail, de création, de concertation, de synergie, avec en partage les cultures qui se croisent et se mêlent dans notre ville et notre région, au sein desquelles la langue et culture occitane sont utilisés, promues et mises à l’honneur.

Car aujourd’hui, plus que jamais il n’est pas question de diviser, de rejeter, d’exclure. Il est question de solidarité, de main chaleureusement tendue vers « l’autre » quel qu’il soit. Il est question de « Vivre ensemble » en s’acceptant, en se respectant et en s’estimant les uns les autres. Et cela est l’essence même de l’éthique séculaire de l’Occitanie, construite au fil des siècles par l’apport permanent de dizaines de peuples qui ont tous apporté et mis en commun leurs richesses humaines et culturelles. Ces peuples qu’ils aient été ligures, ibères, celtes, grecs, phéniciens, romains, wisigoths, sarrasins, francs et français, italiens, portugais, espagnols, polonais et peuples du monde, ont tous contribué à élaborer notre ville, notre société.

A la faveur de la construction de la langue occitane, les acteurs de cet art de « vivre ensemble » ont progressivement fixé une éthique humaniste et solidaire définie, dans la « Lenga Nostra », par quelques mots clés précurseurs de l’idéal de Liberté, Egalité, Fraternité du siècle des Lumières : « Convivéncia » : vivre ensemble dans la liberté, la paix et le respect mutuel et « Paratge » : vivre égaux (Par) en mérites et en droits, sans discrimination, sans exclusion, sans ostracisme.

Aujourd’hui ces valeurs de « Convivencia et Paratge » ont 10 siècles d’existence et leur pertinence est d’autant plus évidente que le spectacle et les réalités quotidiennes de notre société démontrent cruellement les recours systématiques à la violence, aux affrontements et aux guerres civiles.

C’est ainsi que tout nouvel arrivant est d’autant plus le bienvenu qu’il arrive avec la grande richesse de sa différence et de sa culture initiale, à l’OSTAL d’OCCITANIA de Toulouse nous mettons tout cela en pratique TOUS LES JOURS !

Tout ostracisme et toute exclusion de l’autre, quel qu’il soit, est contraire aux valeurs que porte la culture Occitane, le « vivre ensemble » c’est plus qu’une idée, c’est la façon de vivre d’hommes libres qui ne peuvent que rejeter et condamner le discours passéiste et de repli sur soi prôné par certains groupuscules.

Libertat! Tolosa/Lengadoc

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Pö l’heime di peupye.

Pour la maison du peuple.

Il a été récemment possible de lire dans la presse locale quelques
compléments d’information sur les projets concoctés par la mairie au 6, rue de la madeleine et à la « maison du peuple » juste derrière, au 11 rue
Battant.
Il était,rappelons-nous, déjà question que « les amis de la maison du
peuple » propriétaire des lieux les cède à la mairie contre un bail emphytéotique et les travaux de rénovation du lieu. On apprend maintenant alors que l’accord final se dessine que la mairie a l’intention de revendre une partie du lieu (la salle David et tout le bâtiment du fond) au promoteur immobilier qui a déjà mis la main sur le 6 rue de la
Madeleine!!!

Encore une fois, c’est une partie du patrimoine public des bisontins et un pan entier de la mémoire populaire que la mairie « socialiste » s’apprête à vendre; cette fois avec la complicité de FO et de la CGT principaux propriétaires des lieux. Peut-on alors que la question des locaux associatifs reste toujours sans solution rester sans rien dire face à
cette nouvelle entreprise de spoliation orchestrée par la mairie?

Depuis des années, ces locaux sont fermés au public et les travaux prévus par la mairie devraient prendre encore pas mal de temps à condition qu’ils ne soient pas remis en cause, une fois la cession obtenue par une soudaine rigueur budgétaire ou un changement de majorité municipale … Bref on voit de loin venir l’arnaque et on s’étonne que des organisations sensées défendre les intérêts de la classe ouvrière puisse tomber dans un piège aussi grossier … ou se révéler complice d’une telle aventure!!!

Le RBEA (réseau bisontin d’échange et d’action) qui réunit individus et
associations dans leur quête de locaux sur Besançon ne peut rester
indifférent face à ces évènements c’est pourquoi nous proposons de nous réunir à nouveau pour évoquer ensemble le sujet le jeudi 08 mars à 19 heures à la librairie l’Autodidacte, place Marulaz à Besançon.

Toutes les personnes intéressées sont les bienvenues, faire tourner l’info!

Suivez nous aussi sur http://attacbesac.canalblog.com/

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Yun bon faîtçhiste est yun faîtçhiste moûe!

Un bon fasciste est un fasciste mort!

Kalithea, Athènes: Pourquoi nous avons tabassé ces fascistes le 24 février…

Nous allons rendre infréquentables nos quartiers pour les fascistes.

Sur la place Kyprou, dans le quartier de Kalithea, un groupe de fascistes faisait quotidiennement son apparition, peignant des slogans et menant des attaques sur les migrants et les manifestants. Crânes rasés, bottes, svastikas, tatouages avec des symboles nazis… une compagnie ambulante de lâches qui ressentent de la nostalgie pour l’époque d’Hitler.

Le 24 février, nous avons fait notre apparition dans le quartier de Kalithea, et constaté que le groupe de 6-7 fascistes s’était agrandi et comptait aussi des déchets d’autres quartiers (place Attiki, place d’Agios Panteleimonas). Le vendredi dans la nuit, nous avons compté environ 15-20 fascistes réunis dans un coin de la place Kyprou, et nous avons fait ce qui était évident; un groupe de compagnons égal en nombre les ont attaqués par surprise, en tabassant plusieurs d’entre eux, pendant que les autres battaient en retraite, comme les sales lâches qu’ils sont, en abandonnant plusieurs du groupe, en sang sur le sol.

La lutte antifasciste est partie intégrante de la lutte pour une société d’égalité et de solidarité. Pour une société dans laquelle n’existent plus les discriminations racistes et sexistes. Jusqu’alors, c’est le devoir de tout un chacun qui lutte de ne donner aucun centimètre de terre, dans aucun quartier, aux complices du régime. Et le “sang pur” qui compte réaliser des “opérations de nettoyage” dans les places et les rues, doit savoir qu’il y a des patrouilles antifascistes qui l’attendent à chaque coin de rue… Ils devront d’abord nous passer sur le corps…

Fascistes nous ne vous attendons pas… Nous vous cherchons.

* Cette action est dédicacée à la mémoire du compagnon Nikita Kalin, qui a été assassiné le 9 février par un groupe fasciste.

Source: athens.indymedia.org

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Proù di paîssiviaince! Révirâtion!

Assez de passivité! Révolution!

[Tract ] 29 février: Rassemblons nous pour promouvoir et préparer la grève générale ! Contre le capitalisme, ses crises et son austérité !

ncore un appel intersyndical à sortir la tête du trou une journée (le 29 février), pour mieux l’y enfouir de nouveau le lendemain. Encore une fois on nous dissuade de faire grève en faisant mine de nous y appeler.
Cette fois, la “mobilisation” se veut européenne, c’est déjà un progrès par rapport aux simulacres de contestation que les bureaucrates syndicaux du monde mettent en scène en ordre dispersé. L’appel émane de la Confédération européenne des syndicats (CES), organisme intégré aux structures de l’Union européenne qui regroupe la plupart de ceux qui ont renoncé à défendre les intérêts des travailleurs pour mieux collaborer à la gestion du système qui nous broie chaque jour un peu plus. En France, il est à peine relayé et promet d’être assez peu suivi. Les fossoyeurs de la lutte de classe sabotent eux-mêmes leur démonstration de faiblesse.
Pourtant, les raisons ne manquent pas de retrouver les chemins d’une lutte radicale contre le capital et ses États. Celle invoquée ici, le refus des plans d’austérité, est même excellente : il s’agit d’affirmer que les travailleurs – nous, vous, toi – ne sont pas disposés à payer les dégâts de la crise du capital. Les exemples ne manquent pas non plus, d’Oakland à Athènes, de travailleurs résolus à mettre des bâtons dans les roues de l’exploitation, à affronter, physiquement si nécessaire, les classes dominantes. Malgré les hésitations, malgré toutes les trahisons de la gauche politicienne et syndicale, la perspective qu’ils indiquent est la seule à même de nous sortir par nous même de l’impasse capitaliste, ses bases sont :

– l’action directe, celle entreprise par les travailleurs eux-mêmes, sans intermédiaire en cravate ni délégation de pouvoir ;
– la démocratie directe, la souveraineté des assemblées de base, horizontales et librement fédérées ;
– la solidarité de classe, par delà les frontières et les corporatismes ; le refus des fausses solutions réformistes et électoralistes, qui ne sont que renoncements et plans de carrière ;
– la grève générale, pour couper les vivres aux puissants, débrancher l’aliénante machine à profit, pour enfin vivre et construire ensemble la société.

En Espagne, durant l’automne dernier, divers mouvements anti-autoritaires et révolutionnaires (à l’initiative des organisations syndicales libertaires et d’une partie du mouvement des “indignés”) ont entamé un regroupement unitaire à la base dans le but de populariser un moyen d’action radical (grève générale illimitée) et une revendication largement consensuelle (l’arrêt des plans d’austérité et la contestation globale de ce système d’exploitation). Ils n’en sont certes pas encore à faire la révolution, mais du moins leur voix ont plus d’échos qu’en agissant séparément.
Au delà des déclarations de principes, c’est une dynamique similaire que nous devons mettre en place, avec tous ceux qui souhaiteront s’y associer, en veillant toutefois à ne pas faire le jeu de fractions politiciennes ou bureaucrates, quelles qu’elles soient. Le point de départ pourrait être l’appel européen pour une journée d’actions anti-capitalistes le 31 mars, lancé par diverses organisations révolutionnaires anti-autoritaires (syndicales, anti-fascistes, libertaires autonomes…). Plus d’informations sur le site http://march31.net/

… C’est sur nos propres efforts qu’il faut compter pour que cette journée ne reste pas sans lendemain.

CNT Besançon/Besosson

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