Réyûnijiôn anti-vôtaince

Publié dans Débats | Commentaires fermés sur Réyûnijiôn anti-vôtaince

FCL â primie mei!

FCL au premier mai!

Nous vous informons que FCL projette de mener une action de lancement lors du 1er mai 2012 à Besançon.

Toutes les personnes intéressées, ou qui voudraient simplement nous rencontrer lors de cette occasion, peuvent nous contacter à notre adresse fclibertaire@riseup.net

A bientôt!

 

Publié dans General | Commentaires fermés sur FCL â primie mei!

Anem Oc! 2012

Le 31 mars 2012 se tiendra la manifestation « Anem òc per la lenga occitana » à Toulouse. D’autres manifestations similaires se tiendront au même moment en Bretagne, au Pays-Basque, en Alsace, en Corse et en Catalogne.

En 2009, à Carcassonne nous étions près de 25000 personnes à défiler pour réclamer un droit pour la langue occitane. Aujourd’hui, une nouvelle manifestation est proposée pour réclamer une énième fois ce droit à un état français toujours aussi ferme dans ses positions jacobines et centralisatrices.

Si Libertat défend et promeut la langue et la culture occitane, nous nous interrogeons sur le manque évident de « fond » pour cette manifestation. Encore une manifestation, pour demander des faveurs à un état, qui n’est certainement pas près à reconnaître l’existence du peuple occitan. Encore une manifestation où nous allons défiler derrière une horde d’élus et de personnalités politiques, qui viennent là pour leur fond de commerce et amasser un peu plus des voix à la veille des élections. Nous ne sommes pas dupes de leur stratagème. Nous refusons de servir leurs intérêts. Cette manifestation c’est avant tout celle d’un peuple, du peuple occitan, des personnes qui vivent sur ce territoire et qui s’en ressentent.

Cette manifestation, c’est aussi l’occasion de montrer que nous pouvons être une force dynamique, que nous ne sommes pas encore mort et que nous ne rentreront pas dans leur jeu électoraliste. Car soyons clair, aux lendemains des élections, rien ne changera pour les langues et les peuples de l’État français. Cessons de croire à ces chimères et ensemble bâtissons notre force. Nous devons tous avancer derrière le slogan « víver e decidír au país ». Nous ne voulons plus regarder vers Paris, vers toutes ces personnes qui détruisent nos territoires, nous voulons construire des alternatives à ce système et proposer des projets locaux, dans le respect des personnes qui y vivent.

C’est dans ce sens que doit se bâtir cette manifestation. Avancer sur des propositions sociales et un projet politique cohérent.

Pour cela :

-Il faut que le peuple occitan soit reconnu

-Nous ne voulons plus que nos pays soient détruits par des grands projets routiers, autoroutiers et ferroviaires, etc (autoroutes, LGV, grands projets touristiques, forages pour le gaz de schiste…)qui pillent l’argent public.

-Nous voulons la reconnaissance de notre langue et sa promotion : développement des écoles bilingues, de l’enseignement en immersion, affichages bilingues systématique.

-Nous voulons le droit pour nos jeunes de vivre, travailler au pays et dans la langue.

-Nous voulons décider au pays

L’émancipation du peuple occitan ne résulte pas d’une loi, elle provient de sa capacité à créer des projets alternatifs et construire un rapport de force pour en finir avec une société qui tous les jours assassine, exclue, discrimine. Pour Libertat, l’autonomie doit se construire dès aujourd’hui pour enfin prendre en main notre avenir et mettre en place les outils nécessaires pour répondre à nos besoins sociaux, politiques et culturels.

Nous voulons bâtir une Occitanie populaire, en finir avec les discriminations. N’oublions pas que notre culture a su s’ouvrir aux autres pour ce construire, trop souvent cette construction a été oubliée et nous avons connu des heures sombres. Mais le peuple occitan doit réapprendre son histoire, retrouver les origines de sa culture, son histoire pour avancer et se reconstruire.

Nous devons aussi réagir, face à l’appel que font aujourd’hui les fascistes pour participer à la manifestation et former un cortège. Nous refusons leur vision biaisée d’une Occitanie qui se voudrait renfermée sur elle-même. Ces personnes n’ont rien compris au sens de l’histoire occitane. Nous sommes une terre d’accueil et plusieurs de nos villes se sont créées grâce à la mixité des peuples. Cela fait notre force et notre richesse. Et nous devons apprendre chaque jour un peu plus de ce métissage. Nous devons les empêcher de manifester ce jour-là et leur montrer qu’ils ne peuvent pas venir en toute impunité propager leurs idées discriminatoires, xénophobes et sexistes.

Libertat formera un cortège lors de cette manifestation pour faire valoir toutes ces idées et proposer un autre projet politique.

Nous appelons toutes les forces présentes à venir nous rejoindre dans ce cortège.

 

Tots amassas a Tolosa, per VIVER E DECIDIR AU PAIS !

Site de Libertat! Lengadoc

Publié dans Luttes populaires, Peuples du monde | Commentaires fermés sur Anem Oc! 2012

Beveniaince tchie lâs nazis

Bienvenue chez les nazis

 

Les familles Roms de Vaulx-en-Velin vivent depuis plusieurs jours un véritable enfer.

Du squat parti en fumé au gymnase

Tout commence dans la nuit du 23 au 24 février 2012. Environ 140 Roms qui occupent une usine abandonnée sont réveillés en pleine nuit par un incendie qui détruit leur squat. L’origine du sinistre est inconnu. Il n’y a pas de victime. Relogés en urgence dans un gymnase municipal par la mairie de Vaulx-en-Velin, les familles qui comptent de très nombreux enfants, pensent trouver là un répit pour quelques jours, le temps de se retourner. C’est mal connaître les élus de gauche et leur politique vis-à-vis des Roms. À Vénissieux, déjà, en novembre 2011, madame Picard, maire communiste avait demandé au préfet d’expulser des familles qui occupaient son centre social pour réclamer… des places d’hébergements d’urgence.

Monsieur Génin, maire communiste de Vaulx-en-Velin accorde donc une nuit. Pas plus. Dès le lendemain, il affiche sur la porte de son gymnase un arrêté municipal de fin d’autorisation d’occupation des lieux. Dans le même temps, il engage une procédure en référé pour demander leur expulsion à un juge. Les familles doivent partir. Pour aller où ? « Ce n’est pas mon problème dit le maire. C’est le problème de l’État, de l’Europe… » C’est ce qui s’appelle se refiler la patate chaude.

Mais la mairie ne se contente pas de saisir la justice. Elle saisit aussi la préfecture. Pour sauver les apparences et expulser sans avoir l’air d’expulser, le maire de Vaulx-en-Velin et la préfecture inventent une méthode inédite : l’invitation à libérer les lieux. Avec le référé engagé, les familles ne peuvent plus être expulsées sans décision de justice. Mais si elles partent d’elles-mêmes… C’est gagné pour la mairie qui récupère son gymnase.

La mairie décide donc d’autoriser la police à rentrer dans le gymnase pour procéder à des contrôles d’identité. À la fin des contrôles, les policiers demandent fermement aux familles de sortir du gymnase. Et que croyez-vous qu’il arrive ? Oh surprise, les familles acceptent bien gentiment de quitter les lieux. La mairie s’empresse de nettoyer et de fermer le gymnase. Elle va aussi probablement brûler un cierge pour remercier la préfecture qui lui enlève une sacrée épine du pied.

Quand il s’agit des Roms, droite, gauche, centre, tout le monde apporte la même réponse : « dégage ! »

Du gymnase au nouveau squat

Les familles se retrouvent donc sur un petit square où elles passent la journée avant de prendre la direction d’un terrain avec des hangars abandonnés et une maison attenante. Le terrain appartient à Grand Lyon Habitat. À l’entrée est affiché un permis de démolir… Pour y construire des logements sociaux. Très rapidement un attroupement se forme. Les Roms prennent possession des lieux et la course aux 48 heures commence. Lorsqu’un squat est occupé, le propriétaire peut demander à la préfecture l’expulsion qui doit être réalisée dans les 48 heures. Au delà, le recours à un juge est obligatoire. La procédure peut prendre des mois. Les riverains sortent de chez eux et commencent à s’époumoner : « pas de ça chez nous… », « qu’ils rentrent dans leur pays », « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde », je vous passe la litanie, on la connaît tous. Des représentants de la mairie sont là ainsi que quelques militants associatifs. Après quelques minutes, la police elle aussi arrive. Un déploiement impressionnant de plusieurs dizaines de fonctionnaires qui commencent à se positionner devant le squat. Ils sont là pour expulser les familles. Bien que la loi exige une demande du propriétaire avant d’expulser des squatteurs d’un lieu, le préfet Carenco n’hésite pas à appliquer sa propre loi. En l’occurrence une disposition de la loi Loppsi2 qui avait pourtant été censurée par le Conseil Constitutionnel et qui permettait au préfet d’expulser des gens de votre jardin, même si vous étiez d’accord pour les accueillir. Face aux militants associatifs, aux riverains et à la présence de fonctionnaires municipaux, la police renonce finalement à expulser illégalement les familles et bat en retraite.

Comble de l’hypocrisie dans cette affaire, on apprendra plus tard par un représentant de Grand Lyon Habitat que la préfecture a bien été saisie d’une demande d’expulsion le lendemain de l’occupation mais que le préfet a choisi de l’ignorer. Ce faisant, il permet aux familles de s’installer sur les lieux pendant plusieurs mois, le temps qu’un juge décide de leur sort. Il ne faudrait pas croire que la préfecture permet aux Roms d’occuper des terrains. Il s’agit tout simplement d’une stratégie qui lui permet de fixer les personnes sur un site pour ensuite leur délivrer des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) en masse et les expulser du territoire français.

Jour après jour, le squat s’organise. Des palettes en bois sont récupérées pour construire des cabanes. Le terrain est nettoyé, de vieux pneus sur lesquels on installe des planches servent de sommier. Les enfants retrouvent le sourire. Un large mouvement de solidarité commence à s’installer. Les voisins qui le premier soir étaient très remontés reviennent discrètement pour apporter de la nourriture ou des vêtements. Ils se disent touchés par tous ces enfants. Des associations organisent des repas, des particuliers amènent des sacs de vêtements, des couches, des entreprises amènent du bois. Même la mairie participe à cet élan de solidarité en apportant une benne pour les détritus. La contribution municipale a tout de même des limites. Pas question d’apporter des toilettes ou de l’eau. « Ça coûte trop cher. »

Tout se passe à peu près bien jusqu’au 8 mars. Là, vers 7 heures du matin, une dizaine de véhicules de police arrive et de nombreux policiers rentrent sur le terrain. « Des policiers ont sauté par dessus le grillage comme des terroristes » dira un habitant. Un véhicule se positionne à l’entrée du bâtiment et allume ses feux pour éclairer le hangar plongé dans l’obscurité. Les fonctionnaires tambourinent aux portes. Certaines sont fracturées à coups de pied. Les enfants sont tirés de leur sommeil, c’est la panique.

Tout le monde est regroupé dehors contre le mur et les contrôles commencent avec une interprète. Nom, prénom, date de naissance, depuis combien de temps êtes-vous en France ? L’interrogatoire dure quelques secondes et le fonctionnaire de police demande aux gens de signer leur déclaration qui servira de base pour rédiger l’OQTF. Certains refusent de signer. Les Roms en sont pris en photo. Des policiers qui prennent leur beau métier particulièrement à cœur font des remarques : « Vous n’avez pas le droit d’être ici. De toutes façons, vous allez bientôt dégager. » Une heure après l’opération de police est terminée. La vie reprend.

Le lendemain, rebelotte. La police refait une descente. Mais cette fois, c’est pour délivrer des OQTF en s’appuyant sur l’opération de la veille. Les fonctionnaires de la préfecture ont du travailler sur le dossier toute la journée pour être prêts dès le lendemain. « Selon votre déclaration lors du procès-verbal du 8 mars 2012… » La boucle est bouclée. On laisse les Roms s’installer sur le terrain, on ne répond pas à la demande d’expulsion du propriétaire dans les 48 heures, on recense tout le monde, on leur fait signer un papier et le lendemain on distribue des OQTF. La méthode est bien rôdée. Le préfet applique à la lettre la circulaire illégale du 5 août 2010 demandant le démantelement des camps de Roms.

Attaque à coups de pierres

Le 9 mars au soir, lors d’une distribution alimentaire organisée par une association, un riverain très excité rentre sur le terrain. Il explique qu’il vient de se faire cambrioler et qu’il est certain que les auteurs sont des Roms. Le ton monte puis l’homme repart. Vers 23 heures 30, alors que tout le monde dort, plusieurs jeunes pénètrent dans le camp et commencent à jeter des pierres et des parpaings sur toutes les vitres. Dans la maison attenante au garage, les volets sont ouverts. Les pierres fusent et traversent les carreaux. Les vitres volent en éclat. Toutes les vitres de la maison sont détruites. Puis les agresseurs s’en prennent à une voiture qui est garée dans le squat. Quelques instants suffisent pour qu’elle se retrouve sans vitre. Un des habitants appelle la police. Quand celle-ci arrive sur place, les deux groupes se font face. D’un côté des jeunes très excités qui viennent de saccager le camp, de l’autre des femmes apeurées avec leurs enfants dans les bras. Selon plusieurs personnes présentes sur place, on assiste alors à des scènes pour le moins surprenantes. En arrivant, des policiers serrent la main de certains jeunes qui viennent de caillasser le camp. D’autres leur font signe de la main de partir discrètement. Un témoin choqué raconte : « Ils insultaient les Roumains et les menaçaient, la police n’a même pas essayé de les calmer. »

Soudain, une menace effrayante est lancée : « Nous reviendrons demain tout brûler ». Les policiers présents font mine de ne rien entendre. Les jeunes décident finalement de repartir. La police n’a procédé à aucun contrôle d’identité ni aucune arrestation.

L’heure est au bilan : plusieurs personnes dont des enfants ont reçu des jets de pierre. En traversant une des vitres, un gros caillou est tombé sur la tête d’une enfant endormie. Elle présente une bosse de la taille d’un œuf. Elle aurait pu être blessée beaucoup plus gravement. Toutes les vitres de la maison sont cassées, même celles des étages. Une voiture a été saccagée. La police repartie, la menace des agresseurs empêche de dormir beaucoup de monde. « Nous reviendrons tout brûler… »

Attaque aux cocktails Molotov

Le lendemain, comme on pouvait s’y attendre, les jeunes sont revenus. Et ils ont tenu parole. Alors que les familles se trouvent réunies dans la cour autour d’un feu et que les hommes font des rondes pour protéger le squat, un premier cocktail Molotov tombe dans le jardin qui se trouve derrière le bâtiment. Un second cocktail Molotov tombe sur le toit d’un atelier voisin et déclenche un début d’incendie. Soudain, plusieurs explosions retentissent. Les agresseurs viennent de mettre le feu à un véhicule appartenant à l’un des occupants du squat. Les riverains sont réveillés en sursaut : « J’ai entendu plusieurs explosions. Je suis sorti de chez moi et j’ai vu le véhicule en flamme. » Quand la police et les pompiers arrivent, les agresseurs, eux, ont déjà disparu.

Le lendemain, c’est l’heure des comptes. Tout le monde se réveille comme s’il sortait d’un mauvais rêve. La carcasse calcinée de la voiture et les traces du cocktail Molotov rappellent que tout cela est bien réel. Chez les roms, une vive polémique éclate. Certains reprochant à d’autres de ne pas avoir dormi sur place afin de mettre à l’abri leur famille. « Pour se protéger, nous avons besoin d’hommes ». Chez les riverains, le traumatisme est aussi important. « Voilà 20 ans que j’habite le quartier. Je n’ai jamais vu une voiture brûlée avant leur arrivée. » Et oui, pour les riverains, les coupables ne sont pas ceux qui ont attaqué le camp. Les coupables, ce sont les Roms. Du côté de la préfecture, on assure qu’une enquête est ouverte et que l’on recherche activement les responsables. Tiens, c’est bizarre. Deux jours avant la police avait tous les coupables sous la main, pas un n’a été arrêté. Aujourd’hui, ils les recherchent…

En attendant de retrouver les coupables, la réponse de la préfecture ne s’est pas faite attendre. Dès le lendemain matin, mardi 13 mars, une vingtaine de policiers se présente devant le squat. Des policiers cassent les cadenas qui protègent l’entrée et pénètrent sur le terrain. Comme l’autre matin, ils tambourinent aux portes réveillent tout le monde et procèdent à des contrôles d’identité. Recherchent-ils les agresseurs parmi les agressés ? Non, c’est juste une opération de police pour s’assurer qu’il n’y a pas de Roumains en situation irrégulière…

Selon une association de défense des droits des Roms, ces contrôles ne s’appuient sur aucune base juridique. Les policiers n’ont présenté aucune réquisition du procureur. Dans leur procès-verbal, on lira probablement qu’ils ont été invités à pénétrer sur le terrain par les occupants.

Et demain ?

La situation des roms de Vaulx-en-Velin est inquiétante à plus d’un titre. Tout a commencé par des menaces, puis des pierres et maintenant des cocktails Molotov. Où cela va-t-il s’arrêter ?

Aux menaces de mort et aux pressions des riverains s’ajoute maintenant le harcèlement policier. En pleine campagne électorale où un candidat président est prêt à tout pour récupérer les voix du Front National, on peut craindre le pire pour les familles roms. Sarkozy, dans son discours stigmatisant de Grenoble a clairement désigné les Roms comme boucs émissaires à une population toute entière, mais également à ses forces de police.

Les ravages de son discours et de sa politique se font très cruellement ressentir et les dérapages commencent à prendre des proportions incontrôlables. À force d’entendre que les Roms ne sont que des voleurs de poules, des délinquants incapables de s’intégrer, certains décident maintenant de les brûler.

Cette fois-ci, les cocktails Molotov se sont arrêtés dans le jardin et sur les toits. Que se passera-t-il quand les prochains atterriront dans la maison ? Personne ne pourra dire qu’il n’a pas été prévenu.

À Vaulx-en-Velin, comme dans de nombreux squats occupés par des Roms, la moitié des occupants sont des enfants. Le plus petit a 15 jours. Comment la France, « patrie des droits de l’Homme », si prompte à donner des leçons de démocratie à la terre entière, peut-elle infliger de telle conditions de vie à des enfants ?

C’est une honte.

Indymedia Paris

 

Publié dans Antifascisme - antisexisme | Commentaires fermés sur Beveniaince tchie lâs nazis

Ci c’ment patchot: bès lou faîtçhismo!

Ici comme partout: à bas le fascisme!

Patras, Grèce: Action directe antifasciste !

Aujourd’hui 15 mars, peu après 13H, un important groupe de compagnons a envahit le nouveau siège local des néonazis d’Aube Dorée, situé rue Germanou, dans le centre ville de Patras. Le siège fasciste venait d’être inauguré lundi dernier, le 12 mars, il a été complètement détruit, les murs du bâtiment abritant les assassins paraétatiques ont été taggés de slogans antifascistes, et le matériel de leur propagande écœurante a été jeté à la rue puis brûlé.

Contra Info

Publié dans Antifascisme - antisexisme, Révolution greque | Commentaires fermés sur Ci c’ment patchot: bès lou faîtçhismo!

Djôyouje San Pâtriz!

Joyeuse St Patrick! / Merry St Patrick’s Day!

Tiocfaidh Ar Là !

Publié dans General, Peuples du monde | Commentaires fermés sur Djôyouje San Pâtriz!

Lai greva révirationâre

La grève révolutionnaire

La grève révolutionnaire est une expression est un moyen de plus de la révolution sociale. C’est une déclaration d’intentions définies et non arbitraires. C’est la fin de l’approbation, de la collaboration, de l’établissement et de la réaffirmation des hostilités et de la guerre cachée que mène l’Etat-Capital.

La grève révolutionnaire est une arme offensive et défensive, réellement effective, de la guerre entre opprimés et oppresseurs, entre les exploités et leurs exploiteurs, entre les détenteurs de la richesse social et les déshérités.

La grève révolutionnaire paralyse la réaction anti-progrès, interrompt les viles traditions d’une classe sociale dominante et accélère la fin de vieilles valeurs périmées. La grève révolutionnaire  nourrit et maintient la moral et les aspirations à la liberté et à la justice comme tels, en se déclenchant en colère contre la tyrannie et le despotisme d’une classe ou d’individus égoïstes et insociables. La grève révolutionnaire accélère la révolution sociale.

La grève révolutionnaire doit se réaliser comme méthode efficace de la révolution sociale, en expropriant les richesses que détiennent les riches et les bourgeois pour les mettre à disposition du peuple.

Occupons les terres, nous les paysans, qui sont aujourd’hui aux mains des propriétaires terriens ! Occupons les usines et que les ouvriers les gèrent directement, et ensemble nous les ferons fonctionner ! Occupons les logements, nous les locataires emprisonnés par les abus des propriétaires !

Occupons les établissements universitaires et les centres d’études et d’information, et autogérons ensemble la culture en créant une éducation intégrale et égalitaire !

Boycottons et sabotons les productions nocives, insalubres et toxiques !

Sabotons les transports et les voies du marché capitaliste !

Prenons et approprions-nous les riches étalages des bourgeois en mettant en commun les vivres !

Changeons le régime de propriété, aujourd’hui capitaliste, en expropriant les usines, en rendant les terres de labourage et de culture propriétés collectives…en nous libérant des rentiers, des intermédiaires, des usuriers, des oisifs et parasites, des spéculateurs, de la centralisation et du monopole des marchés….blessons ainsi à mort la propriété privée ! Éliminons le ramassis de fonctionnaires et gérants, en abolissant l’État et en supprimant les fonctions du gouvernement, en balayant les dominateurs, assurons-nous une vie saine et le droit au bien-être sans satisfaire le paiement d’impôts ou de contributions!

La grève révolutionnaire se réalise de manière complète, organisée et avec l’objectif de vaincre. Sans fausses alertes, sans négociations ultérieures.

L’affrontement doit être, pour détruire ce qui nous convertit en esclaves, une rupture avec les rôles qui nous ont été imposés. Il faut assumer la victoire en expérimentant la libre initiative et la spontanéité de l’individu et de la collectivité pour vivre dans un monde libre et solidaire. Avec les moyens, les capacités et les aptitudes sociales et individuelles de résistance et de lutte révolutionnaire.

Nous pouvons la réaliser maintenant, parce que les conditions d’exploitation, d’injustices et de misères sont devenues insupportables pour les individus le peuple. La gouverne et l’exploitation de l’homme par l’homme sont quotidiennes et permanentes. La dictature, la démocratie et les divers systèmes politiques ont gagné du terrain sur la liberté, mais ils échouent  et échoueront de manière fracassante car des abus, des injustices, des oppressions, des mensonges sont systématiquement perpétrés…là où la tyrannie et la répression, couvrant l’esclavage, sont quotidiennes, la lutte révolutionnaire entre en scène sous forme de révolte et insurrection. La domination est totale, la protestation grévistique est donc nécessaire en tant qu’ébauche d’un projet social, et en tant que réponse à la répression.

La révolution sociale est l’arme la plus puissante et dangereuse contre le désordre social établi, et la grève révolutionnaire est le moyen le plus menaçant contre ce désordre social instauré…

Le conflit entre le régime bourgeois est quotidien, car il n’existe pas de paix là où la domination existe. L’occasion de renverser l’ennemi à battre est logique, cohérente, rationnelle… La grève révolutionnaire est une affirmation et une expérience de la liberté et surgit là où elle (la liberté) est muselée.

Parce que les armes et les moyens révolutionnaires de destruction du monde des tyrans, des exploiteurs et des réactionnaires sont bel et bien efficaces.

Nous qui aspirons à une société d’égaux, à une société libre et solidaire, d’hommes de femmes libres…prenons l’arme de l’émancipation la plus puissante de la révolution sociale, la grève révolutionnaire.

source: muertealestadorevolucionsocial

Contra Info

Publié dans General, Luttes populaires | Commentaires fermés sur Lai greva révirationâre

Maîrtçhe tchus Pâris

Marche nationale des victimes de la police Samedi 24 mars à Paris

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1331692317.png

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1331692347.png

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1331692392.png

Le Jura Libertaire

Publié dans Luttes populaires | Commentaires fermés sur Maîrtçhe tchus Pâris

« I suès yun anartçhèstou! »

« Je suis un anarchiste! »

 

Affiche d’un groupe anti-autoritaire de Kalamata Messinias (sud de la Grèce)

Peut-être qu’ils suivent mon compte sur Facebook.
Peut-être qu’ils regardent mes tweets et que j’ai des ennuis avec la police.
Peut-être que je serais poursuivis à cause de ce que j’écris sur mon blog.
Peut-être qu’ils tracent mon téléphone portable.
Si je participe à des collectifs ils feront un fichier sur moi.
Si je vais aux manifestations ils m’arrêteront peut-être.
Peut-être que celui à côté de moi est un flic. Peut-être que je vais être tabassé.
Peut-être qu’ils vont me piéger avec un cocktail molotov.
Quel est le dénominateur commun de tous cela ?
La peur.
La peur que tu sois petit et que tu ne vaille rien. La peur que rien ne change.
La peur qu’ils soient invincibles.
Examinons cette équation d’un peu plus près :
Est-tu petit et sans valeur ?
Oui tu l’est.
Tu l’es. Tu n’est pas seul.
Tu ne l’est pas quand tu fait parti d’une totalité. Laissé seul quand tu deviens un membre de la société.
Rien ne change ?
Non. Ça ne change pas, aussi longtemps que tu restes dans ton arbre à manger des bananes. Quand tu descends et que tu tiens sur tes deux pieds en plus, d’un singe tu peux devenir un humain.
Sont-ils invincibles ?
Oui ils le sont, aussi longtemps qu’ils ont ta peur comme alliée.
Si tu arrêtes d’avoir peur, la peur deviendras ton alliée.
Mais, ont-ils peur ?
Oui ils ont peur.
Pourquoi ferment-ils toutes les stations de métro dans le centre quand il y a des appels ?
Pourquoi les politiciens n’apparaissent plus partout sans gardes ?
Pourquoi ramènent-ils tous les moyens d’oppression à pied et mobiles à chaque rassemblement ?
Pourquoi ont-ils essayé de fermer athens.indymedia.org ?
Pourquoi les caméras des chaînes de télé ne montrent que des images de la Place Syndagma vide après un gazage massif ?
Pourquoi les présentateurs se pressent de dire que les gens sont partis ?
Pourquoi le 12/02/2012 tous les professionnels de l’espace politique ont parlé de provocateurs ?
Pourquoi mentent-ils qu’”ils ont brûlé la Bibliothèque Nationale, ils ont brûlé la librairie Ianos, ils ont brûlé Attikon” ?
Pourquoi n’ont-ils pas mentionné le nombre de banques qui ont brûlé ?
Pourquoi n’ont-ils pas dit que c’était une mobilisation massive impressionnante de centaines de milliers de personnes ?
Pourquoi n’ont-ils pas dit que pour la première fois chaque cocktail molotov était applaudi et fêté comme si c’était l’équipe nationale de Grèce qui venait de marquer ?
Pourquoi n’ont-ils pas dit que “Flics, Porcs, Assassins” était crié même par les retraités et qu’il a fait écho dans Athènes pendant des heures ?
Pourquoi n’ont-ils pas dit que les gens rassemblaient des morceaux de marbre et les donnaient à nos co-citoyens militants ?
Pourquoi n’ont-ils pas parlé de la grand-mère qui a montré à des gens brûlant une banque qu’”il y en a une juste en bas de la route” ?

Ils ont peur de nous.
Quand nous informons sur tout ce qui se passe dans les médias sociaux, et que nous donnons notre opinion librement.
Quand nous descendons dans le rues tous ensembles.
Quand personne ne paye la crise où ils nous ont mené.
Quand nous répondons tous ensemble.
Quand nous les affrontons tous ensemble.
Ils ont peur qu’ils ne puissent plus présenter comme honteux que tu aie affronté des unités oppressives.
Ils ont peur que la prochaine fois qu’ils te demandent qui a jeté des pierres tu répondes “J’ai jeté des pierres”.
Ils ont peur que quand ils te demandent qui a allumé ces feux tu répondes “J’ai allumé ces feux”.
Ils ont peur que quand ils te demandent si tu connais des anarchistes tu répondes “Je suis un anarchiste !”

Contra Info

Publié dans Luttes populaires, Révolution greque | Commentaires fermés sur « I suès yun anartçhèstou! »

More é lai résâcie politiouje

Face à la répression policière

Athènes : Un autre camarade se heurte à la brutalité policière

Le 22 février à Athènes, notre camarade Panagiotis Giannikakis a été victime de la férocité répressive des “forces de l’ordre”. Il fut arrêté, emmené au quartier général de la police et brutalement maltraité. Panagiotis Giannikakis est un ancien membre de la Fédération des Anarchistes Grecs (OAE), à présent membre du groupe Kath’odon (“à la rue”). C’est aussi l’auteur de l’édition Grecque du livre “Chronique de la chute de Slobodan Milosevic” (2007). Voici ce qu’il relate de sa mésaventure.

“Mercredi 22 février, comme vous le savez tous, un rassemblement sur la Place Syntagma était organisé. La vérité est que cette fois la participation y fut relativement faible.

Vers 19h, après que les manifestants s’étaient dispersés et que le trafic avait repris, j’ai laissé la place en marchant vers l’avenue Panepistimou. Après environ 300 mètres, à l’angle entre Panepistimiou et la rue Amerikis, j’ai été attaqué soudainement par tout un escadron anti-émeute (MAT). Les policiers se sont précipités sur moi en me prenant au dépourvu et ont commencé à me frapper avec leurs boucliers. Les coups ont été si durs que le sang me sortait des narines, j’ai cru pendant un moment que c’en était fini de ma vie.

L’escadron de police m’a cloué sur le trottoir. Ils ont commencé à m’humilier, en me menaçant et en m’insultant. Ils ont arraché le béret que je porte, arborant le A cerclé. Ils m’avaient encerclé, et je n’étais pas visible pour les passants. À cet instant, un des policiers a demandé pourquoi ils me serraient ainsi et les autres ont répondu que j’étais un anarchiste. Je veux souligner ici combien cela m’est arrivé seulement parce que je suis anarchiste.

Une fois qu’ils m’ont rendu le béret et la carte d’identité, ils m’ont menotté les mains dans le dos et poussé dans le fourgon de police. J’ai été transféré au quartier général de la police (GADA) escorté par deux policiers en civils. Là, les menottes m’ont été ôtées, ils ont prit mes coordonnées, et après environ trois heures j’ai été relâché.

Entre-temps, la police n’avait pas arrêté que moi, j’en ai vu d’autres, là, jeunes et vieux, qui avaient été arrêtés par la police en divers points de la ville. Tous de retour de la place Syntagma. Après avoir discuté avec certains d’entre eux, je me suis rendu compte que personne n’avait été frappé. Le seul couvert de sang et exsangue, c’était moi. Même le pardessus que je portais été immaculé. Il y avait aussi des traces de sang sur mon pantalon. Je dis tout cela pour souligner la cruauté des coups reçus.”

Chiens de garde du Pouvoir, bas les pattes de nos camarades !

La rage du peuple vous balayera !

Les camarades et amis de Panagiotis Giannikakis

ContraInfo

Publié dans Révolution greque | Commentaires fermés sur More é lai résâcie politiouje