Lai tchicoènne en Rûtçhia

[International] La contestation en Russie: Interviews d’anarcho-syndicalistes russes de la KRAS-AIT

“Beaucoup de gens sont fatigués des mensonges, de la propagande des médias et de l’uniformité dans les hautes sphères du pouvoir”

Interview de A.F., anarcho-syndicaliste russe de la KRAS-AIT

Propos recueillis le 25 janvier 2012 par le collectif Lieux Communs.

Malgré les fraudes et la propagande, les élections législatives du 4 décembre dernier n’ont pas été le plébiscite souhaité par V. Poutine et son clan au pouvoir depuis 2000. Depuis le 10 décembre, des manifestations de contestation plus ou moins importantes ont lieu. Est-ce le début d’un réveil politique de la population russe ? Comment interprétez-vous la situation ?

A.F. : La situation après les dernières élections législatives peut être seulement à première vue considérée comme un réveil de l’activité politique des citoyens russes. Si on regarde cela plus minutieusement, elle s’avère plus difficile et plus triste. C’est un fait que la Russie a, de temps en temps au cours des dernières années, connu des protestations qui ont attiré plusieurs milliers de participants. Il suffit de rappeler les soi-disant « Marches dissidentes » qui ont eu lieu en 2006-2008 et qui ont été organisées par un certain nombre de mouvements d’opposition, y compris les partis libéraux. Bien sûr, les protestations actuelles dans la capitale de la Russie rassemblent beaucoup plus de monde – jusqu’à 100 000 participants (24 décembre), mais une autre question se pose : qu’est-ce qui motive ces gens ?

Selon les enquêtes sociologiques, la principale base sociale des manifestants est la classe moyenne très aisée, « des gens sans problèmes économiques », comme l’a écrit le Times. Et ils ne sont pas tant troublés par la politique comme telle que, plus spécifiquement, par le monopole du parti dirigeant au pouvoir. Beaucoup de gens sont fatigués des mensonges, de la propagande systématique dans les médias et de l’uniformité dans les hautes sphères du pouvoir. Ils exigent qu’on leur « rende leur voix » : ils ne réclament aucune réforme sérieuse du système politique de la Russie, rien qui aille au-delà du droit « de choisir un maître juste ».

Ainsi, je considère la situation comme très loin même d’un début de réveil purement politique. D’autant plus que les meetings dans la province russe dans son ensemble ont connu peu d’affluence. Concernant les rassemblements organisés dans le pays le 10 décembre, les chiffres sont très modestes : de quelques centaines de personnes (Tver, Penza, Piatigorsk, etc.) à plusieurs milliers (Novossibirsk, Krasnoïarsk, etc.) et une culmination à Saint-Pétersbourg avec 7000 participants.

L’opposition officielle est très divisée entre libéraux, conservateurs, communistes et nationalistes, et ne dessine aucune alternative souhaitable. Quelle est l’attitude des différents secteurs de la population à leur égard ? Quels sont les rapports de forces idéologiques au sein du peuple russe ?

A.F. : Tout d’abord, je voudrai préciser le spectre politique. On ne peut pas seulement parler de « libéraux, conservateurs, communistes et nationalistes », la situation est plus confuse, et il semble que les éléments suivants existent :

- Les libéraux sont divisés entre nationalistes et partisans du « modèle occidental ». En même temps, ces deux tendances se composent de sociaux-libéraux et néolibéraux ;

- Les communistes sont en réalité National-communistes. On les appelle aussi conservateurs.

La population en général reste hors de l’idéologie. Les protestataires contre les politiques du parti au pouvoir sont prêts à soutenir toute force politique qui se manifeste comme opposant au régime. Quant aux rapports de forces idéologiques, le grand public est fortement désidéologisé, et c’est pourquoi nous ne pouvons parler que de l’état d’esprit prévalu qui prévaut. Et cet état d’esprit est en général conservateur (nostalgie de l’État-providence autoritaire de l’URSS) et nationaliste. Beaucoup de gens partagent des idées libérales au niveau des valeurs (liberté d’expression, de réunion, etc.), mais la plupart de ces mêmes personnes sont prêtes à restreindre toutes les libertés pour « les ennemis de la Russie ». Cependant, certaines personnes sont nostalgiques du début des années 1990, car à cette époque ces « libertés libérales » étaient significativement plus élevées que dans les années 2000. Elles ont connu un déclin graduel après le putsch manqué d’octobre 1993. Pour la majorité de ceux qui prônent une telle position, l’aspect économique de cette période est nettement moins important.

Comment sont perçus les mouvements de contestation qui ont parcouru une partie du monde, au Maghreb, en Europe, aux Etats-Unis ? Existe-t-il des franges de la population, ou des milieux, qui y voient une source d’inspiration et souhaitent un renversement de l’ordre actuel pour l’instauration d’une démocratie directe ?

A.F. : Selon la disposition des esprits dans la société russe, en général, la population est plus ou moins indifférente vis-à-vis des mouvements de protestation à l’étranger. Par conséquent, on ne peut pas dire que quelque segment sérieux de la population que ce soit voie en eux un exemple. Ce sont des exemples qui n’ont d’intérêt que pour une petite couche de gauche radicale des différentes tendances. Un intérêt beaucoup plus grand en Russie a été suscité par les événements en Libye. Les sentiments nationalistes motivent la condamnation de l’agression de ce pays par l’OTAN. Les développements aux Etats-Unis peuvent être aussi une source d’intérêt parce que ce pays continue de rester aux yeux de beaucoup de gens l’ennemi numéro un. Pourtant, les protestations aux Etats-Unis servent parfois comme une occasion d’exprimer une joie mauvaise, nationaliste et anti-américaine.

L’extrême droite est une mouvance importante en Russie : pensez-vous qu’elle puisse peser sur l’avenir du pays en profitant des tensions sociales ? Peut-elle véritablement constituer un recours auprès du plus grand nombre dans le contexte actuel de crises profondes ?

A.F. : A ce jour, on ne peut pas dire que les groupes d’extrême droite comme tels soient forts en Russie. Ce qui domine, c’est un soi-disant « sentiment nationaliste modéré ». Les manifestations nationalistes du 11 décembre à Moscou et à Saint-Pétersbourg prouvent ce fait : elles n’ont rassemblé que quelques centaines de personnes. Une autre chose est que dans les conditions d’une crise économique et sociale profonde, le nationalisme modéré se radicalisera. L’idée d’un gouvernement national fort est assez attrayante pour beaucoup de Russes qui rêvent du retour de l’ancienne puissance impériale depuis l’époque soviétique.

Les élections présidentielles sont prévues en mars prochain. Pensez-vous qu’elles puissent être l’occasion d’un « printemps russe », et quelles perspectives lui donneriez-vous ? En tant que militants, quels sont vos principaux axes de travail actuels ?

A.F. : Je ne pense pas qu’on puisse parler de quelque « printemps » que ce soit en Russie, ni en termes de révolutions de 1848, ni en termes d’événements en Afrique du Nord en 2011. Le pouvoir a encore la situation bien en main, et Poutine, l’actuel Premier ministre (et président potentiel) peut se permettre de faire la proposition d’équiper tous les bureaux de vote de webcams pour retransmettre tout ce qu’y s’y passe via internet. De toute évidence, c’est là un geste purement démagogique, de la poudre aux yeux, mais je ne pense pas que cela soit du pur bluff. Oui, les autorités en Russie craignent la révolution, mais c’est vraiment un fantasme, parce que les autorités n’ont pas de vraies causes pour fonder ces craintes. Leur situation est encore stable.

Donc, si tous les derniers développements, ainsi que la prochaine élection présidentielle peuvent avoir quelques graves conséquences en termes de changements dans la structure politique de la Russie, alors les événements peuvent stimuler une certaine « fascisation » des hauts échelons du pouvoir : l’imposition d’une dictature semi-fasciste ou néo-fasciste ouverte avec une économie ouvertement néo-libérale. L’économie comme au début des années 1990, mais avec absence complète (ou restriction rapide) de toute forme de libertés. Nous pensons à un scénario plus ou moins à la Pinochet.

Quant à moi et à mes camarades, anarchistes et anarcho-syndicalistes, nous faisons dans la mesure de nos forces et capacités un travail de diffusion de notre analyse de la situation. Nous essayons de porter le débat sur les terrains social et économique plutôt que sur le terrain politicien.

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Lai vrétât detchus lai neût di trabya…

Témoignage: La vérité sur la nuit de violence du 12 février en Grèce

 

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Face à l’habituelle désinformation des médias de masse, voici (traduit en français de l’espagnol) un précieux témoignage sur ce qui s’est vraiment passé à Athènes le 12 février dernier :

 

« Les médias internationaux ont parlé de la nuit dernière en Grèce. Ils ont parlé de feu, de chaos, de violence…

 

Ils parlent des 100.000 personnes rassemblées à Syntagma, mais aucunement des 200.000 qui étaient réellement présents, ni des 300.000 qui n’ont pu rejoindre la place, parce que les rues et le métro étaient bloqués par la police.

 

Ils n’ont pas parlé de la manière dont la police à provoqué le début des violences à 17h, arrosant de gaz lacrymogènes toute la place Syntagma, dispersant les manifestants dans tout le centre d’Athènes, pour qu’ils ne soient pas gênant, juste en face du parlement.

 

Les médias ont parlé de destruction aveugle, dépourvue de symbolique, ont fait courir la rumeur selon laquelle la bibliothèque nationale d’Athènes était en flamme. C’est faux.

 

Ils ont brûlé des banques, des cafétérias et des magasins, des franchises d’industries multimillionnaires qui ont amené la Grèce dans cette situation. Les médias parlent de jeunes antisystèmes, mais ils ne parlent pas des femmes et des hommes âgés, avec leurs masques à gaz, montrant leur soutien durant des heures frappant des pieds et des mains en rythme les grilles de banques et de multinationales, sifflant et criant pour que les premières lignes qui résistent aux charges des policiers anti-émeute dans des rues pleines de lacrymogènes sentent leur appui, et applaudissant à la vue des flammes prenant dans Alpha bank et Eurobank.

 

Ils disent que la violence ne résoudra pas la situation grecque, mais ils n’évoquent pas l’assemblée inter-quartier qui a eu lieu la semaine dernière à l’université Pantios, ils ne disent pas que l’occupation de l’université de Nomiki avait pour but d’être un lieu d’échange et de débat entre les différents mouvements grecs, ils ne parlent pas des cantines libres et des marchés d’échange qui s’organisent chaque semaine dans les quartiers.

 

Ce que ne diront pas les médias, c’est que lors de la dernière expropriation massive dans un supermarché, une distribution des produits de ce dernier dans un quartier ouvrier de Salónica a été faite par les manifestants. De vielles femmes disent qu’elles ne sont pas arrivées à temps lors de la distribution mais que les manifestants comptent y retourner, et même si ils n’y retournent pas, elles restent de leur côté.

 

Ce qu’ils ne diront pas, c’est que tandis que l’on marchait dans un quartier ouvrier, pour une petite manifestation loin du centre, les gens sortaient à leurs balcons levant le poing, la taille de la manifestation s’est multipliée, les gens sortaient de chez eux, venaient s’ajouter, les petites vielles apparaissaient et applaudissaient, les vieux… Putain ! les vieux chantaient des hymnes, je ne comprenais rien mais… vous ne pouvez pas imaginer, vous n’avez pas idée ! Ca ils ne le diront pas dans les médias, mais nous, on le dit.

 

Ici, à Athènes, ils savent qu’ils ne sont pas seuls, que toute l’Europe suis le même chemin, ce qu’ils ne savent pas, c’est ce que nous faisons pour le reste de l’Europe… Oui, nous sommes en train de faire quelque chose, nous, pour le reste de l’Europe.

 

On ne voit pas seulement le présent de la Grèce, on voit notre futur.

 

Publié par Sergio Incinillas Perroloko, Athènes 13/02/2012″

 

BILAN en quelques chiffres…

 

 -200 000 manifestants devant le Parlement

-300 000 autres qui n’ont pas pu s’y rendre (rues et métros bloqués par la police)

-Des crétois ont réquisitionné une chaine de TV grecque

-La Mairie de Volos en partie brûlée

-Le centre des impots ravagé

-Le cinéma Attikon brûlé.

Il datait de 1870. La Gestapo l’utilisait comme bâtiment de torture.

-Un magasin d’armes sur la rue Athinas pillé

-Nombreuses banques brûlées, dont des filliales des banques Starbucks et Eurobank. Les banques avaient préalablement fait vider les distributeurs automatiques.

-La bibliothèque nationale n’a pas brûlé !

-Un musée de l’Histoire de l’humanité en partie brûlé

-Une tentative de prendre la mairie d’Athènes a échoué la police étant intervenu à temps

-Les bureaux des partis ayant voté OUI au plan d’austérité attaqués dans plusieurs villes de Grèce

-Une cinquantaine d’immeubles brûlés partiellement ou entièrement.

 WikiStrike

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Novèles di lai révirâtion grètçha

[Grèce] Rien n’est fini. Tout commence maintenant

Tout le monde savait que ça ne pouvait pas durer plus longtemps. La « bombe à retardement » grecque, telle que la nommaient les boursiers de partout, exploserait tôt ou tard. Depuis plusieurs années le pays vit au bord du précipice, haletant et prenant son temps. En décembre 2008, l’assassinat d’Alexis n’a été que l’étincelle qui a fait éclater une révolte qui était déjà dans l’air, face à des conditions de vie qui devenaient insupportables. Les larmes promises il y a un an par le ministre de l’économie ont bien été versées, mais par une lente distillation, bien que douloureuse. En fait, pendant toute cette période, avec des hauts et des bas, les protestations ont continué à augmenter. Plus les mois passaient, plus le noeud coulant du Fonds Monétaire International et de l’Union Européenne se resserrait et plus il devenait évident que rien ne pouvait empêcher la population grecque de prendre la rue et protester. Que cette situation de siège, d’apnée, ne pouvait durer éternellement, tout le monde le savait. Tôt ou tard, un choix s’imposerait. Drastique et radical.

Hier, dimanche 12 février 2012, ce choix a été fait. Le parlement devait prendre dans la journée le décret approuvant les mesures d’austérité imposées par la soi-disant « Troïka » en échange d’un prêt de plusieurs milliards. Les termes de l’accord ne sont pas clairs, mais on sait qu’il prévoit des libéralisations, des coupes dans les dépenses sociales, des licenciements de masse dans le secteur public, une réduction vertigineuse des salaires et des retraites, déjà bien malmenés. En deux mots : fini la vaseline.

Mais hier, 12 février 2012, le gouvernement n’a pas été le seul a faire son choix. Dans l’après-midi, à peine terminé le déluge de pluie, les rues d’Athènes et d’autres villes grecques se sont remplies de femmes et d’hommes qui ne pouvaient rester enfermés à la maison à attendre que la télévision leur annonce la fin de tout espoir. Une foule immense, incalculable. Fatigués ? Bien sûr. Indignés ? Tout autant. Mais, plus que tout, furieux. Malgré de nombreuses arrestations préventives déclenchées dans la matinée, malgré la police ayant encerclé la faculté de Droit occupée afin d’empêcher — en vain — les occupants de participer à la manifestation, la place Syntagma, devant le Parlement grec, s’est rapidement remplie de personnes venues des quatre coins de la ville. Et quand au milieu de cette foule bigarrée sont apparus les manifestants encapuchonnés, armés de bâtons et de molotov, cette foule débordante a applaudi. Car, de l’aveu même des journalistes, l’hostilité face à tout représentant de l’Etat était palpable chez chaque personne présente. Et cette fois, alors que les affrontements commençaient, et que l’air s’emplissait de l’odeur âcre des gaz lacrymogènes, le service d’ordre d’un syndicat de gauche — qui il y a quelques mois s’était rangé servilement à la protection du Parlement — ne parvenait même plus à rejoindre la place.

Ainsi, alors qu’à l’intérieur du palais la classe politique se préparait à s’agenouiller aux pieds de l’économie, dehors les êtres humains se battaient pour la vie. Pour le faire, ils n’ont pas eu besoin d’attendre le résultat du vote final. Le feu grec, énigme insoluble et donc inextinguible, a brûlé tout ce qui se trouvait sur son chemin. Des dizaines et des dizaines d’immeubles — parmi lesquels des banques, des commerces, des grands magasins, des bibliothèques, des cinémas… — ont été livrés aux flammes. Parmi ceux-ci, la banque Marfin, celle-là même dans laquelle avaient péri trois employés durant la manifestation du 5 mai 2010. Rasée au sol. Le centre-ville est complètement noyé dans la fumée des incendies et des gaz lacrymogènes. Les rues sont noires de monde, des barricades sont érigées, des affrontements violents contre les forces de l’ordre se déroulent un peu partout.

Mais il ne s’agit pas là de l’habituelle chronique grecque que nous sommes habitués d’entendre (et d’admirer) depuis des années. Car quelque chose a changé hier. La décision définitive a été prise et… il est impossible de revenir en arrière. Les violentes charges de la police n’ont pas empêché les manifestants de revenir plusieurs fois sur la place Syntagma. Les cocktails molotov ont été accompagnés de nouveaux engins incendiaires, encore plus puissants. Les redoutées brigades de flics à moto ne font plus autant peur, après qu’une corde tendue au milieu de la rue ait livré en pâture aux manifestants une de leurs unités. La mairie d’Athènes a été occupée (et aussitôt expulsée). Quelques commissariats, comme à Acropolis et à Exarchia, ont été pris d’assaut (plusieurs flics sont restés blessés et leurs voitures sont parties en fumée). Le domicile privé de Costas Simitis (premier ministre de 1996 à 2004) a été attaqué. Et à Omonia, un quartier de la capitale, une armurerie a été pillée. Ce n’est plus une révolte…

Ce n’est donc pas un hasard si la faculté de Droit, occupée par des anarchistes et anti-autoritaires et considérée comme une place-forte de la révolte, a été hier encerclée et prise plusieurs fois d’assaut par les forces de l’ordre. Inutilement. Bien qu’il y ait eu des blessés parmi les occupants, l’occupation résiste et annonce : « Rien n’est fini. Tout commence maintenant. » En outre, si ceux qui avaient été désignés comme les provocateurs des désordres sont restés hier encerclés depuis le début de l’après-midi, qui alors s’est battu depuis 17h jusque tard dans la nuit, dans toutes les rues d’Athènes ?

Et vous pensez que la capitale est la seule à brûler ? A Thessalonique il y eu des affrontements avec les flics, tandis que les cloches d’une église sonnaient comme pour donner l’alarme générale. Des manifestations également à Patras, où des expropriations de supermarchés avaient eu lieu les jours auparavant, suivies de redistribution gratuite des produits. A Volos, les manifestants ont d’abord pris d’assaut le bureau des impôts, détruisant les documents qui se trouvaient à l’intérieur, puis ils ont incendié la mairie. A Corfou cette fois, les locaux de plusieurs politiciens du PASOK (socialistes), parmi lesquels celui de l’ex-ministre de la Justice Dendias, ont été attaqués et complètement détruits. Les occupations de mairies et de préfectures sont signalées dans de nombreuses localités.

Et tandis qu’Athènes était mise à sac, le ministre des Finances Venizelos a déclaré, essayant de faire passer la pilule du vote parlementaire : « Le choix n’est pas entre faire des sacrifices et ne pas en faire, mais entre les sacrifices et quelque chose d’inimaginable ». Voilà qui est vrai. Hier, 12 février 2012, le gouvernement grec a choisi les sacrifices pour ses sujets. Exactement comme le feront demain les gouvernements italien, espagnol, portugais, belge… A celui qui ne les accepte pas, il est inutile d’invoquer un Etat plus juste, un marché plus équitable, ou le respect des droits humains. A Athènes, berceau de la civilisation, la démocratie a enfin jeté bas son masque d’hypocrisie. A celui qui ne veut pas vivre à genou il ne reste qu’à s’essayer à quelque chose d’inimaginable.

L’insurrection.

Texte traduit et adapté de l’italien (Finimondo) par la Base de données anarchistes, 16 février 2012.

Le Jura Libertaire

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L’auto-ouêdrajion â djoénnâ

Ce Vendredi 17 février à 20h le groupe Proudhon de la Fédération Anarchiste organise une réunion publique / débat sur le thème de l’autogestion au quotidien.

Ça se passe à la librairie l’Autodidacte 5, rue Marulaz, 25000 Besançon

Le groupe Poulaille (Seine-St-Denis) de la FA y est invité et abordera la question de l’autogestion au quotidien à travers des alternatives en actes : université populaire, AMAP,…

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Jenny lai roûdge

Jeanne-Marie Poinsard, dite Jenny d’Héricourt, née à Besançon en 1809 et morte à Paris en 1875, est une écrivaine féministe révolutionnaire française.

D’abord institutrice, mariée, elle réclame, après sa séparation, le rétablissement du divorce et adhère aux idées de Cabet (communisme icarien). Elle publie un roman, Le Fils du réprouvé (1844), sous le pseudonyme de Félix Lamb et étudie l’homéopathie. Elle joue un rôle public et actif pendant la Révolution de 1848, fondant avec d’autres femmes la Société pour l’émancipation des femmes dont elle est secrétaire.

Après l’élection de Louis -Napoléon Bonaparte à la présidence de la République, elle devient sage-femme et continue son combat pour l’émancipation de la femme qu’elle définit ainsi : « Émanciper la femme, c’est la reconnaître et la déclarer libre, l’égale de l’homme devant la loi sociale et morale et devant le travail ». Elle s’oppose en particulier aux théories des principaux philosophes sociaux de son époque sur l’infériorité féminine.

La publication de son article « M. Proudhon et la question des Femmes », dans le numéro de décembre 1856 de la Revue philosophique mensuelle, déclenche une polémique avec ce dernier qui publie en réponse une lettre en 1857 dans la même revue, refusant cependant de répondre à ses arguments en invoquant « son infériorité intellectuelle naturelle ».

En 1860, elle publie son principal ouvrage, La Femme affranchie, réponse à MM. Michelet, Proudhon, É. de Girardin, Legouvé, Comte et autres novateurs modernes. Après la traduction de cet ouvrage en anglais, elle gagne les États-Unis où elle séjourne jusqu’en 1872, participant aux activités des féministes américaines.

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Big Brother is, etc…

Arrêté pour avoir enquêté sur les gaz de schiste

Par Sophie Chapelle (3 février 2012)

Josh Fox, le réalisateur de l’enquête explosive « Gasland », qui dénonce l’exploitation destructrice des gaz de schiste aux États-Unis, a été arrêté le 1er février. Son délit ? Avoir voulu filmer une audience publique à la Chambre des représentants sur les conséquences environnementales de cette extraction. Une atteinte à la liberté de la presse qui interroge la compromission de politiques sous influence.

Enquêter sur les gaz de schiste dérange le monde industriel et politique. Le 1er février, Josh Fox, le réalisateur du documentaire Gasland, a été arrêté alors qu’il assistait à une audience à la Chambre des représentants des États-Unis. Le sous-comité de la Chambre sur la science, l’espace et la technologie devait examiner un rapport  de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) publié en décembre 2011, dont les conclusions sont sans appel : la technique de fracturation hydraulique utilisée pour extraire le gaz de schiste représente un danger pour les eaux souterraines.

D’après Josh Fox, « les dirigeants républicains voulaient utiliser cette audience pour attaquer l’enquête menée par l’EPA, qui implique des centaines d’échantillons et d’analyses de l’eau ». À l’origine de cette enquête, des habitants de Pavillion, dans le Wyoming (166 habitants), se plaignent au printemps 2008 auprès de l’agence environnementale de la qualité de leur eau potable. L’odeur et la couleur de l’eau leur paraît suspectes. Et ils s’interrogent sur le lien éventuel avec les 169 puits de forage qui entourent leur ville… L’industrie gazière – menée par la compagnie canadienne EnCana, qui possède les forages à Pavillion – nie que ses activités puissent être responsables de la pollution. Après l’interdiction, en 2010, par le ministère fédéral de la Santé, d’utiliser l’eau du robinet pour l’alimentation, EnCana prend en charge la fourniture en eau potable des 21 foyers les plus touchés.

Eau « potable » cancérogène

L’enquête diligentée par l’EPA de mars 2009 à avril 2011 révèle de fortes concentrations de phénols, une substance cancérogène dangereuse, de potassium, de composés organiques synthétiques ainsi que des traces de gazole ! Le réseau d’eau potable contient par ailleurs des concentrations de benzène 50 fois supérieures aux normes du Safe Drinking Water Act, le règlement portant sur la pollution des eaux potables aux États-Unis ! Comme le souligne le site Propublica, les composés chimiques détectés par l’EPA – dont le solvant 2-Butoxyethanol (2-BE) – font partie de ceux associés à la fracturation hydraulique, le procédé employé par l’industrie pour fracturer la roche et en extraire le gaz.

« Nous suivons cette affaire depuis trois ans, et il nous semblait que cette audition pouvait constituer une attaque contre l’Agence de protection environnementale, alors nous voulions être là », a déclaré Josh Fox. « Nous voulions que cela soit transparent pour le peuple américain. » Mais le président de séance, un Républicain, n’est pas de cet avis. Il demande à Josh Fox d’éteindre sa caméra en expliquant qu’il ne dispose pas d’accréditation pour enregistrer l’audience. Cette dernière était pourtant consultable sur le site Internet du comité, comme la plupart des comités du Congrès. « Au moment où ils m’ont dit d’éteindre les caméras, je ne pouvais pas. Je connais mes droits et j’ai senti qu’il était impératif de les exercer. » Menotté manu militari , Josh Fox est alors escorté à l’extérieur de la salle.

Violation de la liberté de la presse

Arthur Spitzer, directeur juridique de l’Union américaine pour les libertés civiles à Washington, rappelle qu’« il est systématiquement permis aux journalistes professionnels d’enregistrer les audiences des comités du Congrès, même quand ils n’ont pas leur carte de presse officielle. Exclure un journaliste parce qu’il ne partage pas les vues politiques de la présidence du comité est scandaleux ». Les Démocrates ont forcé la tenue de deux votes, un premier visant à permettre à Josh Fox de filmer les discussions, et un second pour suspendre les audiences pendant une semaine afin de permettre au cinéaste d’obtenir les autorisations nécessaires au cours de cette période. Rien n’y fait : les deux motions sont défaites par un vote soumis à la discipline de parti .

Relâché plus tard par la police du Capitole sans avoir eu à verser de caution ou d’amende, Josh Fox est cité à comparaître le 15 février prochain pour « entrée illégale ». Bien qu’il ait été ajouté à la Terror Watch List du Department of Homeland Security (l’équivalent du ministère de l’Intérieur aux États-Unis, ndlr), Josh Fox ne veut pas reculer devant les pressions exercées. Il réalise actuellement la suite du documentaire Gasland, nominé aux Oscars en 2011.

Basta Mag

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Novèles di lai révirâtion grètçha

Nouvelles de la révolution grecque

A l’heure où nous écrivons ces lignes, la marche du temps ne semble plus la même suivant le côté de l’Europe où l’on se trouve. A Athènes, à Thessalonique, à Kavala, les événements se suivent à une vitesse effrenée, la course de l’histoire semble retrouver une nouvelle vigueur. Une chose est sûre: nous sommes en face de quelque chose, quelque chose qui a été brisée et qui ne pourra jamais redevenir comme avant. Il ne s’agit plus de manifestations, de gréves, de banderoles et de palabres étouffantes. Il s’agit d’un tournant, d’une brèche dans laquelle toute une nation s’est engouffrée. A plusieurs milliers de kilomètres de l’action, il est trés difficile de savoir ce qu’il se passe vraiment, et on ne peut guère présager de l’avenir. Révolution sociale, nouvelles élections, junte militaire, coup d’état stalinien…que de questions qui font suite aux événements. La seule certitude que nous puissions avoir est qu’une nouvelle chance est donnée au socialisme libertaire, à cette formidable idée portée par celles et ceux qui croient à la réalisation de l’individu. Chaque jours, des mairies, des préféctures, des usines, des bureaux, des hôpitaux sont repris par le peuple; les conseils ouvriers se multiplient à travers le pays; les combattants révolutionnaires font trembler le pouvoir de l’Etat.

La base de la nouvelle société est là. La violence populaire est là. Le courage est là. L’unité des libertaires manque; elle sera réalisée, et pourra alors commencer l’oeuvre des révolutionnaires en Gréce. Peut-être pas maintenant, peut-être pas pendant cette révolution-là, peut-être dans un mois, dans un an, dans dix ans, mais elle le sera, parce que, quelque soit le nom qu’on lui donne, le socialisme libertaire s’est exprimé, imposé au sein de la lutte, et à fait preuve de sa capacité à bâtir une société neuve. Notre devoir, à nous, tou.te.s les libertaires, est de soutenir ce mouvement historique; informations, contacts avec les insurgés locaux, réunions et conférences, mise en place de structures d’ aide matérielle…chaque geste compte pour aider nos camarades.

Quelque soit le vainqueur de cette bataille, celle-ci aura apportée une nouvelle vision à l’anarchie; elle aura prouvée que, malgré nos défauts, nos incohérences, nos obsolescences, causés par le doute et la résignation, le coeur de notre idée est et restera mélé à celui de la lutte des peuples pour leur liberté.

Vétia lai Grètçha révirationâre! Yibretât vençhera!

J., pour Franche-Comté Libertaire

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Dernières nouvelles, péchées sur Contra Info et Le Jura Libertaire

*6 février: sabotages visant des succursales banquaires à Athénes, « en un geste de solidarité avec les camarades Polykarpos (Polys) Georgiadis et Vaggelis Chrysochoidis ».

*7 février: début de la révolte à Athénes: tous les partis et syndicats d’opposition à la dictature du Parlement, des stals du KKE aux anarchistes, appellent à la mobilisation et à la gréve générale; nombreuses occupations et rassemblements dans la capitale, environ 20 000 manifestants dans les rues. Un syndicat investit le Ministère du Développement et séquestrent le ministre pendant au moins 8 heures.

*9 février: un groupe fasciste attaque le Lieu autonome de Kavala, heureusement sans faire de victimes. 6000 anarchistes présents devant Syntagma et le parlement. Occupation de deux ministères et de la fac de droit. Collectivisation de l’hôpital de Kilkis (ndlr: voir article)par son personnel.

*10 février: journée de mobilisation nationale: 200 personnes sur Lesbos et à Corfou, 15000 à Héraklion, 25 000 à Athénes, où commencent les émeutes révolutionnaires. Occupation de l’unité périphérique d’Imathia par les anarchistes, et d’Exarchia et de la Fac de droit à Athénes.

*11 février: moins de monde sur Syntagma, mais les occupations tiennent bon et se multiplient; poursuite des éméutes.

*12 février: le jour J, enfin; la révolution est en marche. Les combattants révolutionnaires ont investi et occupé une partie de plus en plus grande de la capitale; de récentes déclarations de policiers dévoilent le doute et la peur dans leurs rangs. De nombreux bâtiments en flamme, et environ 54 blessé.e.s ce soir.

Plus d’infos sur les sites sus-nommés, mais nous continuerons à couvrir les événements.

 

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Se vôs n’evéz ran é fâre lou vârdé soi…

Si vous n’avez rien à faire le vendredi soir…

Organisé par Kanivo Kaos

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Yun hospitâ grètçhou dessos môtrayaince ôvrouje

Un hôpital grec sous contrôle ouvrier

L’hôpital général de Kilkis en Grèce (Macédoine centrale) est maintenant sous contrôle ouvrier. Les travailleurs hospitaliers ont déclaré que les problèmes qui durent depuis longtemps du Système de santé national (l’ESY) ne pouvaient être résolus.

Les travailleurs ont répondu à l’accélération du régime des mesures impopulaires d’austérité en occupant l’hôpital et l’ont déclaré sous contrôle direct et complet par les travailleurs. Toutes les décisions seront dorénavant prises par les « travailleurs de l’assemblée générale ».

L’hôpital a déclaré que « Le gouvernement n’est pourtant acquitté de ses responsabilités financières et, si leurs demandes ne sont pas satisfaites, ils se tourneront vers la communauté locale pour avoir le plus large soutien possible afin de garantir les soins de santé publique gratuits soins et de renverser le gouvernement et tous les politiques néolibérales. »

A partir du 6 février, le personnel hospitalier ne traitera que les soins d’urgence tant que leurs salaires et les sommes qui leur sont dues ne seront pas payées. Ils demandent également un retour aux niveaux des salaires qu’ils percevaient avant la mise en œuvre de mesures d’austérité.

La prochaine assemblée générale aura lieu le 13 février, et une conférence de presse le 15.

La déclaration suivante a été émise par les travailleurs :

1. Nous constatons que les problèmes actuels et durables de l’ESY (le système national de santé) et des organisations apparentées ne peuvent être résolus par des demandes spécifiques et isolées ou concernant nos intérêts particuliers, car tous ces problèmes sont le fruit d’une politique gouvernementale antipopulaire plus générale et du néolibéralisme mondial.

2. Nous constatons aussi, qu’en faisant des revendications particulières nous faisons en fait le jeu d’un gouvernement brutal. Ce pouvoir, pour faire face à son ennemi – qui est constitué par le peuple affaibli et divisé, fait tout pour empêcher la création d’un front uni et populaire à l’échelle nationale et mondiale ayant des intérêts communs et des exigences contre l’appauvrissement social créé par les autorités politiques.

3. Pour cette raison, nous plaçons nos intérêts particuliers dans le cadre général de revendications politiques et économiques qui sont posés par une très grande partie du peuple grec qui est aujourd’hui sous l’attaque du capitalisme la plus brutale. Ces revendications doivent petre défendues jusqu’au bout afin d’aboutir, dans la coopération entre les classes moyennes et populaires de notre société.

4. La seule façon d’y parvenir est de remettre en question, dans l’action, non seulement la légitimité politique mais aussi la légalité d’un pouvoir arbitraire, autoritaire et antipopulaire qui avance à grand pas vers le totalitarisme.

5. Les travailleurs de l’Hôpital général de Kilkis répondent à ce totalitarisme par la démocratie. Nous occupons l’hôpital public et le mettons sous notre contrôle direct et total. L’hôpital de Kilkis sera désormais auto-gouverné et le seul moyen légitime de prise de décision sera l’Assemblée générale de ses travailleurs.

6. Le gouvernement n’est pas libéré de ses obligations économiques de dotation en personnel et en fournitures. Si il continue à ignorer ces obligations, nous serons obligés d’informer le public de cette situation et de demander au gouvernement local mais surtout à la société civile de nous soutenir par tous les moyens pour :

(a) la survie de notre hôpital

(b) le soutien au droit aux soins de santé public et gratuits

(c) le renversement, par une lutte commune populaire, de l’actuel gouvernement et de toute autre politique néolibérale, d’où qu’elle vienne

(d) une démocratisation profonde et substantielle, c’est à dire une démocratisation qui permettra à la société réelle et non pas à des tiers de prendre les décisions concernant son avenir.

7. Le syndicat de l’hôpital de Kilkis commencera, à partir du 6 février, une grève en n’assurant que les soins d’urgence jusqu’au paiement complet pour les heures travaillées et la hausse de nos salaires au niveau qu’il était avant l’arrivée de la troïka (UE- BCE-FMI). Pendant ce temps, sachant très bien quelle est notre mission sociale et nos obligations morales, nous protégerons la santé des citoyens qui viennent à l’hôpital en fournissant des soins de santé gratuits à ceux qui en ont besoin, appelant le gouvernement afin qu’il prenne ses responsabilités, en espérant qu’il renoncera en dernière minute à sa cruauté sociale immodérée.

8. Nous décidons qu’une nouvelle assemblée générale aura lieu, le lundi 13 février dans le hall du nouveau bâtiment de l’hôpital à 11 heures, afin de décider des procédures qui sont nécessaires pour mettre en œuvre efficacement l’occupation des services administratifs et réaliser avec succès l’auto-gouvernance de l’hôpital, qui débutera à partir de ce jour-là. Les assemblées générales auront lieu tous les jours et seront l’instrument primordial pour la prise de décision en ce qui concerne les employés et le fonctionnement de l’hôpital.

Nous appelons à la la solidarité du peuple et des travailleurs de tous les secteurs, à la collaboration de tous les syndicats des travailleurs et des organisations progressistes, ainsi qu’au soutien de tous les médias qui ont choisi de dire la vérité. Nous sommes déterminés à continuer jusqu’à ce que les traîtres qui vendent notre pays et nos gens s’en aillent. C’est eux ou nous!

Les décisions ci-dessus seront rendues publiques par le biais d’une conférence de presse à laquelle tous les médias sont invités mercredi 15/2/2012 à 12h30. Nos assemblées quotidiennes commencent le 13 Février. Nous allons informer les citoyens sur chaque événement important qui aura lieu dans notre hôpital par le biais de communiqués de presse et conférences. En outre, nous allons utiliser tous les moyens disponibles pour faire connaître ces événements afin de faire de cette mobilisation réussie.

Nous appelons

 a) Nos concitoyens faire preuve de solidarité avec notre mouvement,

 b) Tout citoyen injustement traité de notre pays à agir par des actions de contestation et d’opposition contre ses oppresseurs,

c) Nos collègues d’autres hôpitaux à prendre des décisions similaires,

 d) les employés dans d’autres domaines du secteur public et privé et les participants à des organisations syndicales et progressistes à agir de même, afin d’aider notre mobilisation à prendre la forme d’une résistance universelle ouvrière et populaire et de soulèvement, jusqu’à la victoire finale contre l’élite économique et politique qui aujourd’hui opprime notre pays et le monde entier.

Inprecor

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Manefêstajiôn pö lai laindye ocsètâ

Manifestation pour la langue Occitane 31 mars 2012 Tolosa

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Nous étions 25 000 à Carcassonne, en 2009 !

Nous devons être encore plus nombreux, le 31 mars 2012, à Toulouse :

A l’approche des élections nous devons faire savoir aux candidats à la présidentielle et aux législatives notre détermination à obtenir une loi qui donne un véritable statut juridique aux langues régionales.

Une loi qui permette la mise en place effective, pour l’occitan, d’une politique linguistique publique cohérente et volontariste pour son développement sur l’ensemble de l’espace occitan.

Nous voulons une vraie reconnaissance publique.

C’est cela et pas autre chose que nous voulons.

10 000 à Carcassonne en 2005,

20 000 à Béziers en 2007,

25 000 à Carcassonne en 2009.

Le 31 mars à Toulouse nous serons encore plus nombreux,

car notre langue est un bien commun et sa vie et son développement sont l’affaire de tous !

Avec votre aide et votre participation cette manifestation sera une réussite.

Faites circuler l’information et tous ensemble nous viendrons dire :

« Anem Òc ! Per la lenga occitana ! »

La Coordination d’organisation de la manifestation : Institut d’Estudis Occitans, organisme culturel reconnut d’utilité publique ; Calandretas, écoles occitanes associatives laïques ; Òc-Bi, association de parents d’élèves pour l’enseignement public bilingue, en partenariat avec Convergéncia Occitana (collectif d’associations toulousaines) et le CREO Midi-Pyrénées, Centre régional de l’enseignement de l’occitan.

 

 

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