Soûlediâretât internâtçhionâ

Les anarchistes russophones et israéliens font appel aux anarchistes de tous les pays et tout simplement aux personnes non indifférentes.

Chers camarades !

Notre camarade, Igor Bakal (Israël), connu de nombreux militants des mouvements sociaux russophones sous le nom d’Egor Joyeux et aux activistes israéliens — comme Igal Levin, a besoin de votre soutien.

Anarchiste-communiste, suivant la voie de sa conscience et de ses convictions, il a décidé de refuser de servir dans l’armée israélienne et d’être par la suite envoyé dans la bande de Gaza…

Igor est moralement  prêt pour résister à la répression que l’État israélien exercera à son égard.

Mais… ayant purgé 4 ans en tant qu’officier dans l’armée israélienne, où il a participé à la deuxième guerre du Liban et à l’opération « Plomb Durci », il y a été décoré.  Paradoxalement, ce sont ces faits de sa biographie qui suscitent particulièrement la colère chez les bureaucrates d’État, et la décision d’Igor peut être qualifiée non comme un refus d’effectuer son service militaire (ce qui entraînerait la sanction d’emprisonnement de 3 mois à 3 ans), mais comme un acte de trahison, ce qui engendrera une détention beaucoup plus longue.

Il a urgemment besoin d’un avocat, pour lequel ni Igor ni sa famille, ni ses camarades n’ont pas d’argent.

Si vous voulez apporter une aide financière à notre camarade Igor, contactez-nous à cette adresse.

Vous pouvez aider également, en organisant des rassemblements de solidarité devant l’ambassade israélienne de votre pays.

Nous vous prions de diffuser ces informations au niveau international pour organiser une campagne de soutien à Igor.

C’est la seule façon d’aider notre camarade !

Anarchist Black Cross SRS-U (ABC Union des Socialistes Révolutionnaires, Ukraine),
MSA (Union Internationale des Anarchistes),
Front anarcho-communiste « Edinstvo » (en français, “Unité”), Israël

Traduit du russe par la liaison de Troyes de la Fédération Anarchiste.

 

À titre d’information, ci-dessous nous présentons le programme du groupe anarcho-communiste israélien Front anarcho-communiste « Edinstvo » dont Igor Bakal est membre actif.

Programme du Front anarcho-communiste « Edinstvo »

1. Front anarcho-communiste« Edinstvo »

Le Front anarcho-communiste « Edinstvo » (appelé ci-dessous plus simplement « Edinstvo », « Unité » en français, NdT) est une section de la M.S.A. (Union Internationale des anarchistes) au Proche-Orient. Les activités de ce groupe couvrent l’ensemble du territoire d’Israël et des territoires sous l’autonomie palestinienne (Cisjordanie). La raison principale de la création de notre organisation était la volonté de faire renaître le mouvement anarchiste organisé (éteint dans les lointaines années quatre-vingt du siècle dernier) et mobiliser des anarchistes convaincus (ayant connaissance des idées anarchistes) au Proche-Orient.

2. Principes et objectifs

Notre objectif principal est de construire la société sur les principes de liberté, d’autogestion, d’auto-organisation, de solidarité, et de fédéralisme. Réunir des gens autour de ces principes devrait constituer une base solide pour le libre et complet développement de chaque individu. « Edinstvo » suit et promeut les principes tels que : absence du pouvoir et de la coercition, liberté d’associations, entraide, diversité, égalité, fraternité. L’objectif principal de « Edinstvo » est de consolider nos efforts pour accélérer le développement du mouvement anarchiste et des mouvements sociaux afin de contribuer à la naissance du communisme libertaire (fondé sur des soviets, sans État). Celui-ci devrait naître au cours du processus évolutif et révolutionnaire lorsque des associations autogestionnaires et des conseils (unions, communes, coopératives, institutions et entreprises — industrielles, scientifiques, culturelles, etc.) domineront dans la société.

3. Buts prioritaires

1. Association avec des anarchistes convaincus (ayant connaissance des idées anarchistes).

2. Aide aux mouvements sociaux, aux communes, aux associations.

3. Aide humanitaire aux couches nécessiteuses de la population.

4. Action directe : différentes actions, marches, manifestations, grèves, sabotages, etc.

5. Préparation des bases pour la révolution sociale au Proche-Orient.

6. Lutte contre le fascisme sous toutes ses formes et manifestations.

7. Création des coopératives, communes et conseils ouvriers.

8. Diffusion des idées anarchistes par la parole et par les actes.

Site: Le Jural Libertaire

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Sirie: detchus lou frogne é Dâmasc

Damas rattrapé par la révolte ?

Au lendemain de violents combats à seulement quelques kilomètres de Damas, la banlieue de la capitale syrienne, quadrillée par les forces de sécurité, se trouvait lundi matin en état de siège. C’est la première fois depuis le début de la révolte en mars dernier que les heurts entre l’armée régulière et l’Armée syrienne libre -qui revendique 40.000 membres, principalement des déserteurs- se déroulent si près du centre névralgique du pouvoir de Bachar al-Assad. Dimanche soir, une rumeur lancée sur les réseaux sociaux a même fait état d’une fuite du président syrien.

Dans le reste du pays, la répression se poursuit
L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), organisation d’opposition basée à Londres, affirme que des affrontements ont eu lieu lundi matin dans plusieurs régions, notamment près de Deraa, berceau de la contestation dans le sud.

L’agence officielle Sana rapporte quant à elle qu’un gazoduc a été saboté par un « groupe terroriste » près de Homs, dans le centre du pays.  Le fondateur du premier groupe de militaires dissidents tué ?
L’officier Hussein Harmouche, fondateur de la première unité des militaires dissidents de l’armée, a été exécuté la semaine dernière par les services de renseignement de l’air,  selon la Ligue syrienne des droits de l’Homme (LSDH).

La Russie fait toujours bloc pour Assad à l’Onu
Sur le plan diplomatique  les pays européens et arabes travaillent sur un texte appelant à un soutien international au plan défendu par la Ligue arabe, qui prévoit l’arrêt des violences et le transfert des pouvoirs du président Assad à son vice-président avant l’ouverture de négociations. Dans l’espoir de peser sur les discussions, Burhan Ghalioun, le chef du Conseil national syrien, la principale composante de l’opposition en exil, se rendra à l’Onu. Même chose pour Alain Juppé.

Mais la Russie, qui a condamné la suspension de la mission des observateurs arabes ce week-end, affirme toujours qu’elle mettra son veto à tout projet prévoyant le départ de Bachar al-Assad. La Chine se trouve peu ou prou sur la même ligne.

Site: Le Monde

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Novèles di lai Grètçha révirationâre

Athènes: Solidarité incendiaire avec Panagiotis “Takis” Masouras, Konstantina “Nina” Karakatsani, Stella Antoniou et Luciano Pitronello “Tortuga”

Revendication de responsabilité pour les attaques incendiaires contre des concessionaires automobiles et le ministère de la Culture.

«Au-delà d’un certain point il n’y a pas de retour. Ce point doit être atteint»
—Franz Kafka

L’apparement invisible
Nous traversons une période de crise économique “profonde” ; une autre crise artificielle. La durabilité du système capitaliste est évaluée, notamment sur le critère de “crises” semblables depuis de nombreuses années maintenant. Une expérience organisée par peu, d’habitude avec des citoyens dociles et apprivoisés comme des cochons d’Inde ; le peuple qui passionnément (et parfois sans aucune passion) supporte et loue son droit de choisir ceux qui l’appauvrira et le trompera pendant les quatre années suivantes. Mais ce “beau” flux du capitalisme est essentiellement détruit jour après jour, puisque la population commence à se rendre compte que le capitalisme ne mérite pas d’amélioration, mais la destruction : une fois que le rêve éloigné, cependant tangible de “la vie idéale”, à savoir la consommation gaspilleuse et constante, a commencé à s’effondrer pour une grande partie de la population. En réalité, ceux qui une fois peuvent avoir gardé leur bouche fermée, pour un rêve, sont maintenant progressivement contaminés par le virus contagieux de la révolte. À partir de là, le peuple se radicalise, comme l’histoire l’a montré dans les temps de crise systémique.

L’existant
Mais le conte de fées a toujours une fin et nous retournons à la réalité la plus sauvage et brutale. Nous faisons face à un capitalisme septicémique, où la crise systémique s’approfondit à jamais, par lesquels des restes fascistes commencent à s’établir en des structures autoritaires, et la faillite désordonnée du pays semble voisine. Les fonctions permanentes du système sont l’appauvrissement économique ininterrompu de la société et les attaques répétées sur tout ce qui résiste. Cependant, malgré la dégradation continue “de la qualité” de vie, une partie énorme de la population est toujours incapable de tracer l’ennemi et la ligne de démarcation entre les deux camps. Nous ne savons pas s’il y aura un coup d’État, si on entendra des hymnes militaires, si des chars de l’armée rouleront dans le centre d’Athènes ou si les combattants seront envoyés au peloton d’exécution. Mais nous ne savons que trop bien que l’État essayera de se débarrasser de quoi que ce soit résistant à tout cela trop rapidement. De là, faisant face à la menace des masses et de heurts violents, l’État enlève le masque du capitalisme puissant d’autrefois et montre son vrai visage, impitoyable. Ce que nous estimons être l’écroulement des structures économiques et financières n’est pas un processus d’autodestruction du système capitaliste mais sa barre logique de réajustement, sous les termes spécifiques de la survie, qui sont imposés à la plus grande partie de la population.

Quand l’invisible devient visible
Comment l’État infusera-t-il la crainte dans les parties radicalisées de la population, si ce n’est en envoyant les assassins des équipes de police de NATTE pour étouffer les manifestants avec des armes chimiques et battre les gens à mort pendant les manifestations? Comment l’État bâillonnera-t-il l’effervescence libre d’idées révolutionnaires et empêchera-t-il l’aguerrissement des jeunes dans l’affrontement et dans l’action, si ce n’est en transformant le quartier d’Exarchia en une zone militarisée? Comment faire pour que la colère sociale s’apaise, si ce n’est en mettant à jour des lois de terrorisme? Comment envoyer ceux-là à la maison, ceux qui sont prêts à redresser leurs têtes, si ce n’est en infligeant “un coup” définitif aux combattants anarchistes, les soumettant à la justice criminelle et condamnés du simple fait d’être vindicatif, ou aux détentions injustes d’avant-procès? Parmi tous ceux-ci, comme un nombre toujours croissant d’anarchistes emprisonnés peut être observé, nous pouvons maintenant dire avec certitude que tous ceux qui refusent obstinément de choisir leur camp dans cette guerre sont au moins incohérents avec leur camp dans l’histoire, mais aussi avec leur propre vie.

Pour faire un examen historique et bref du passé proche, pendant les deux dernières années (à la suite des arrestations dans Halandri), tout le milieu anarchiste a été soumis aux invectives d’un incontrôlable mécanisme répressif constamment mis à jour et amélioré, qui vise sa désintégration complète [guerre d’extermination stricte du milieu anarchiste révolutionnaire] ; par, et dans beaucoup de cas, des surveillances permanentes, par des raids et rafles dans des maisons, des lieux de prédilection et des squats, par la parade quotidienne de toutes sortes de flics dans le quartier d’Exarchia, par une criminalisation claire des relations amicales ; tandis que les détentions d’avant-procès des combattants sont accélérées via des procédures accélérées, sans même prendre en compte n’importe quelle fragile procédure ou même dans certains cas sans aucun acte d’accusation. Bien sûr, nous n’avions jamais aucune illusion que, dans une période de junte secrète, les poursuites et accusations sont de pures inventions fabriquées de toute pièce.

De notre côté, nous avons voulu placer quatre dispositifs incendiaires samedi, le 14 janvier 2012, contre Audi et des concessions de voiture de Volkswagen, situées sur l’avenue Mesogeion dans la banlieue d’Aghia Paraskevi et vendredi, le 20 janvier, en ville contre le Ministère de la Culture dans Metsovou et Patission des rues se croisant, où ses bureaux financiers de gestion sont situés. Nous devrions clarifier que, malgré le mauvais temps samedi, le 14 janvier, nous avons décidé d’effectuer cette action, voulant envoyer un message de solidarité incendiaire aux camarades P. Masouras et K. Karakatsani, dont l’exécution des sentences est suspendue par la Cour d’appel d’Athènes lundi, le 16 janvier. La pluie (certainement pas la brigade de pompiers) peut avoir empêché la destruction des véhicules, cependant nous sommes allés plus loin, assumant notre obligation d’effectuer une deuxième attaque et nous revendiquons les deux actions :

1- P. Masouras et K. Karakatsani, dans le cas où le fait vengeur de l’État combiné avec le démenti de l’Enquêteur M. Varela pour signer la cour dirigeant (ce n’est aucunement une coïncidence que, après le procès, elle a été promue président des juges d’appel !), décalent le processus mois après mois, remuant ainsi la guerre psychologique aux camarades.

SORTIE IMMÉDIATE POUR LES ANARCHISTES PANAGIOTIS MASOURAS ET KONSTANTINA KARAKATSANI
Sur le 19e et le 5 mars, respectivement, quand on entendra leur demande de nouveau.

Plus longtemps les camarades restent des otages, plus nous multiplierons les feux à l’intérieur de la métropole.

2- Stella Antoniou, qui est sous détention d’avant-procès dans la prison de Koridallos au cours de l’année passée, accusée pour le cas CCF, avec la preuve unique de ses relations personnelles avec le co-défendeur et le compagnon Kostas Sakkas. Et tandis que sont démenties ses réclamations à accorder une sortie de la prison, l’une après l’autre (elle attend actuellement encore une réponse), la santé de la camarade se détériore chaque jour, en raison d’une maladie rétinienne s’aggravant et qui exige une surveillance médicale rigoureuse et régulière ; quelque chose d’évidemment impossible tant qu’elle est incarcérée.

Stella Antoniou, dès le premier moment de son arrestation et à savoir le coût de ses choix, a fermement défendu ses positions politiques et ses relations amicales. C’est exactement pour cette raison qu’elle est toujours tenue dans la détention d’avant-procès, c’est exactement pour cette raison également qu’elle éprouve le bras vengeur de l’État.

La question est simple : combattre avec solidarité et dignité, ou se résigner avec soumission et crainte. Et la réponse est plus déterminée et impérative que jamais : nous sommes tout à fait côte à côte avec nos camarades, jusqu’à la victoire finale, jusqu’à la révolution, la démolition des prisons et au-delà…

SOLIDARITÉ ET LIBÉRATION IMMEDIATE DE L’ANARCHISTE STELLA ANTONIOU

« J’aimerais que vous sachiez ce que la solidarité a créé pour moi en ces jours où plus rien ne faisait du sens, quand d’apprendre à refaire ma vie ne faisait pas le moindre sens, car vous saviez que j’étais mal en point. Ce qui m’est arrivé, je le souhaiterais à bien peu de gens, car ce fut horrible – et dans la plus profonde noirceur sont apparus de petits gestes qui m’ont poussé à ne pas lâcher. Comment pourrais-je trahir ceux qui risquent leurs vies pour m’envoyer des encouragements ? Et j’ai appris à conquérir la vie à nouveau ; vous ne saurez jamais à quel point vous avez été importants. Maintenant je me trouve à être plus fort que jamais ; la prison, loin de m’intimider, m’a endurci ces derniers temps. La vie est paradoxale, parce que j’ai toujours dit que le fait d’avoir des camarades en prison ne devrait jamais être une raison pour avoir peur, qu’au contraire ce devrait être une cause pour le bout de tissu dans une bouteille d’essence, pour la mèche dans une charge explosive ou incendiaire, pour le sourire dans le cœur d’insurgé(e)s après chaque jour d’attaque ; ça, j’y ai cru auparavant et y croit toujours, et maintenant je suis se trouve à être le prisonnier, or si mes ennemis ne réussissent pas à m’intimider quand je me trouve entre leurs griffes, ce sera aussi difficile pour eux de le faire avec mes camarades. »
Luciano Pitronello Sch.

SOLIDARITÉ INDÉFECTIBLE AVEC LE REVOLUTIONNAIRE ET COMPAGNON LUCIANO ; grâce à son vigueur et sa fermeté il nous donne encore plus de courage pour continuer la lutte.

LIBERTÉ A TOUS LES COMBATTANTS EMPRISONNÉS

SOLIDARITÉ AVEC TOUS CEUX QUI RESTENT DIGNES DERRIÈRE LES BARREAUX

«Quand le silence se propage à la majorité, il devient un précurseur de la guerre»

Tout continue …

Site: ContraInfo

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Lai Dyierre di Dieç ans

La guerre de Dix Ans est l’épisode comtois de la guerre de Trente Ans. En 1634, la Franche-Comté est prise dans cette guerre européenne qui ravage déjà l’Allemagne depuis 1618. En 1636, Richelieu décide d’attaquer Dole, capitale de la Franche-Comté, qui appartenait alors à l’Espagne, ennemie de la France, et le siège du Parlement.

« Il faut prendre cette place, de là dépendent la loi et les prophètes. (…) Les ennemis même ne font pas difficulté de dire que la prise de Dole est la prise de tout le pays. »

Les serviteurs de l’Espagne organisent la levé des troupe. Le Prince Henri II de Bourbon-Condé en personne mène les troupes royales. Appuyés par de la population doloise, le courage et la ténacité des 4 000 défenseurs de la place répond aux 15 000 soldats de l’armée du roi de France. Tous les assauts sont repoussés, semaine après semaine. Des ingénieurs sont appelés pour faire tomber la cité frappée par la peste : ceux-ci creusent des mines sous les fondations des murailles pour les faire s’effondrer. Le 13 août, c’est la dernière chance française : les armées impériales se sont regroupées dans le duché et menacent toute retraite. Comme ses devancières, la mine est inefficace et doivent se replier sous l’avancée de l’armée de secours. Le 15 août 1636, la Franche-Comté remporte la victoire : Dole est libérée après un siège de trois mois.

C’est durant ce siège que serait née la fameuse devise de la Comté: « Comtois, rends-toi; Nenni, ma foi ». Selon la « légende », les français, épuisés par la résistance et la ténacité des dolois, leur auraient un jour intimés de se rendre. « Rien ne nous presse », répondit une sentinelle, « après un an de siège, nous délibérerons sur le parti à prendre! ». Cette remarque, qui fut abrégée pour devenir la célèbre devise, est un des symboles de l’opiniâtreté des comtois.

Engagés par la France, des mercenaires envahissent la Franche-Comté par tous les côtés. Seules Dole, Gray, Salins et Besançon peuvent résister. Les pillages, les incendies, les massacres se multiplient. Les blés sont coupés en herbe ; les fautifs capturés sont renvoyés en France la main droite tranchée. Enfin, les partisans — dont Lacuzon, le symbole de la résistance — s’organisent et sillonnent la Comté pour chasser les Français. Les Bressans s’en remettent à Dieu : « De la fièvre et de Lacuzon, délivrez-nous, Seigneur ! ». Les populations comtoises n’ont d’autre choix que de fuir ou se réfugier dans les nombreuses grottes du massif jurassien et d’abandonner les cultures, entraînant la famine bientôt secondée par la peste. C’est alors que le cannibalisme, ultime horreur, entre dans une Franche-Comté repoussée dans ses derniers retranchements.

« Enfin on en vint à la chair humaine, premièrement dans l’armée où les soldats étant occis servaient de pâture aux autres qui coupaient les parties les plus charnues des corps morts pour bouillir ou rôtir et hors du camp faisaient picorée de chair humaine pour manger. On découvrit dans les villages des meurtres d’enfants faits par leurs mères pour se garder de mourir et des frères par leurs frères et la face des villes était partout la face de la mort.. »

— Girardot de Nozeroy, Histoire de Dix ans de la Franche Comté de Bourgogne (1651)

Après une invasion française en 1644, le traité de neutralité est violé par Mazarin. Les traités de Westphalie mettent fin à la guerre de Trente Ans en 1648 puis la paix des Pyrénées en 1659, confirme la suzeraineté de l’Espagne sur la province. C’est une Franche-Comté exsangue qui ressort du conflit : plus de 200 000 personnes — plus de la moitié de la population — ont péri durant cette guerre.

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Detchus lou frogne en Azawad

Après plus d’un demi-siècle de domination, de marginalisation, d’exclusion et d’humiliation, les Touaregs de l’Azawad ont décidé de se battre pour la libération de leur territoire et la restauration de leur dignité longtemps bafouée par l’Etat malien.

Cette situation n’a que trop duré. C’est ainsi que le 17 janvier 2012, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) est passé à l’action militaire organisant des attaques ciblant des positions de l’armée malienne. Ces attaques sont une réaction aux provocations de Bamako qui, ces derniers mois, a multiplié exactions et humiliations à l’encontre des citoyens de l’Azawad. Cela traduit également la détermination des Azawadiens à se libérer de la domination dont ils sont victimes. Ce conflit est le résultat de l’attitude de l’Etat malien qui a choisi la voie de la force au lieu d’écouter les doléances des Touaregs et œuvrer pour la recherche de solutions à leurs préoccupations légitimes.

Tamazgha, convaincue que le salut de la nation amazighe est dans la lutte pour la libération nationale, s’engage aux côtés des Touaregs du MNLA dans leur combat pour l’avènement de la République de l’Azawad.

Tamazgha appelle à la mobilisation des Imazighen (Berbères), de leurs amis et de toute personne éprise de justice et de liberté pour soutenir le combat légitime des Touaregs de l’Azawad contre la politique ethnocidaire de l’État malien.

Nous appelons à un rassemblement, à Paris, devant l’Assemblée nationale le samedi 4 février 2012 à 15h.

Tamazgha ,
Paris, le 26 janvier 2012.

Toutes et tous aux côtés des Touaregs de l’Azawad pour que Tamazight recouvre sa dignité parmi les nations
Pour que cessent l’humiliation et la domination des Imazighen en Afrique du Nord
Pour la libération de l’Azawad
Azawad abas inez
(L’Azawad ne se vendra pas)
Vive l’Azawad libre

Site: Kabyle.com

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Novèles di lai Grétçha révirationâre

Déclaration des membres de Lutte Révolutionnaire à propos de l’intervention à la station de radio Flash

L’arrestation et la poursuite judiciaire de 20 compagnons qui ont réalisé l’occupation de la station de radio Flashle 10 janvier 2012, comme une action de solidarité avec nous, les membres de Lutte Révolutionnaire ainsi que les compagnons accusés dans la même affaire, est une preuve que le régime craint la diffusion du message d’inversion et de Révolution Sociale.

À une époque où le système capitaliste fait face à une crise structurelle, à une époque où non seulement il a perdu le consensus de la majorité sociale, mais reçoit la rage et l’indignation du peuple, à une époque de pauvreté généralisée et de misère où le nouveau fascisme du capital et de l’Etat dominent, le message d’inversion et de Révolution Sociale peut à juste titre être considéré comme dangereux.

L’arrestation et la poursuite judiciaire des compagnons accusés d’ «éloge d’actes criminels» sont fondées sur le fait que tant à l’intérieur de la prison que dans la salle d’audience nous défendons politiquement à travers notre discours l’organisation de Lutte Révolutionnaire et ce discours-ci fut transmis par la station de radio Flash (lors de l’intervention). Cette histoire d’arrestations et de poursuites constitue une innovation dans leurs pratiques de criminalisation de la solidarité.

Avec cette histoire ils ciblent d’un côté nous ainsi que les compagnons qui sont jugés dans la même affaire et tentent de nous isoler du mouvement dont on fait partie et de l’autre côté ils ciblent les compagnons du mouvement anarchiste/antiautoritaire qui considèrent notre persécution comme une affaire concernant le mouvement, une affaire étroitement liée à la lutte pour le renversement du capitalisme et de l’État.

Notre devoir est de ne pas laisser cette pratique de criminalisation de la solidarité à se développer. Notre devoir est d’aller sur la contre-attaque.

Les membres de Lutte Révolutionnaire Pola Roupa, Costas Gournas, Nikos Maziotis

Sources: ActForFreedomNow, Athens.Indymedia.org

 

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Tinariwen é Besosson

Vendredi 30 mars 2012, à 20h30, le groupe touareg Tinariwen, qui défend la cause des libertés de l’Azawad, seront en concert à la Rodia de Besançon. Avis aux amateurs…

Tinariwen

Tinariwen en touareg veut dire « les déserts », car c’est bien de cela qu’il s’agit. Portes paroles des rebellions touaregs et condamnés à l’exil dans les années 1990, les membres de Tinariwen content l’amour du désert et les souffrances de leur peuple. Ils installent cette lenteur du désert si caractéristique, propice à la pure contemplation de ce qui nous entoure comme une profonde méditation intérieure. Leur venue à Besançon est un événement !

Site: La Rodia.com

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Novèles di Hongarye

À la tête de la Hongrie depuis mai 2010, Viktor Orbán n’a jamais caché son admiration pour Poutine et Berlusconi, ses modèles. Contrôle des médias et de la justice, réforme électorale avantageant son parti, criminalisation de la pauvreté… En un an, Orbán a posé les bases d’un système autoritaire au cœur de l’Europe. Pourquoi les Hongrois ne parviennent-ils pas à stopper cette inquiétante dérive ? Rencontre avec Krisztina Keresztely et Mario Dellamaistra, citoyens hongrois.

Basta ! : Le Premier ministre Viktor Orbán a-t-il « enterré la démocratie » avec la nouvelle Constitution entrée en vigueur le 1er janvier 2012 ?

Krisztina Keresztely et Mario Dellamaistra : C’est une claire remise en cause de la démocratie. Le changement de Constitution sert, sur le long terme, le parti politique au pouvoir. Le nouveau système électoral, à un seul tour, assure la victoire presque systématique du Fidesz (Union civique hongroise, parti de Viktor Orbán). Le nombre de signatures nécessaires pour se présenter à des élections a augmenté, ce qui écarte les petits partis. Le découpage des circonscriptions a été modifié au bénéfice du Fidesz. Des gens proches du pouvoir sont placés dans le Conseil constitutionnel ou dans les instances représentant les juges et les procureurs. Orbán a également abaissé l’âge de la retraite des juges de 70 à 62 ans, mettant à la retraite les magistrats les plus expérimentés, pour les remplacer par ses partisans [1].

Ces décisions ne peuvent-elles pas être remises en cause ?

Même après un changement de gouvernement, ces nominations et certaines lois vont perdurer : elles ne peuvent être remises en cause qu’avec une majorité des deux tiers. C’est comme si la démocratie avait été suspendue. Nous n’allons pas vers une dictature, nous y sommes. Beaucoup de choses font penser aux années 1930 : une société qui ne se rend pas compte de la situation, tellement elle semble inimaginable, et qui d’un coup se retrouve face à une structure qu’elle ne peut plus changer. Il faudra des années de travail pour revenir en arrière. Tout est à refaire, et on ne perçoit même pas l’ampleur des pertes.

En 2010, le Fidesz a été élu avec une importante majorité. Comment expliquez-vous ce succès ?

Pendant les huit années précédentes, le parti socialiste a gouverné dans une coalition avec le parti libéral. Ce gouvernement, soi-disant de gauche, a mené une politique économique libérale, poursuivant les privatisations lancées dans les années 1990. En mai 2006, le Premier ministre, Ferenc Gyurcsány, a déclaré, dans une réunion à huis clos, qu’il avait menti pendant des années et n’avait rien fait pour l’économie… Cette déclaration, rendue publique par une source dont on ne connaît toujours pas l’origine, a déclenché une série de protestations de la droite, avec des manifestations parfois violentes. Les mouvements d’extrême droite se sont aussi renforcés, avec la mise en place d’organismes paramilitaires comme le Garda. Des extrémistes ont campé pendant des semaines devant le Parlement, faisant irruption dans les manifestations… Ils ont réussi à réinstaurer un sentiment de peur et d’insécurité dans la société.

En 2010, le Fidesz a promis des réformes sociales, une meilleure prise en compte des droits de l’homme. Il a obtenu une majorité de deux tiers au sein du Parlement, en coalition avec le Parti populaire chrétien-démocrate (KDNP), mais cette majorité est le résultat d’un système électoral compliqué, qui ne reflète pas les proportions réelles des votes. Et l’abstention a été particulièrement élevée.

Quel est le projet politique de Viktor Orbán ?

La politique d’Orbán n’a plus vraiment de logique. Il parle toujours de « lutte », contre le FMI, contre l’Union européenne, utilisant en permanence un vocabulaire guerrier, appelant le peuple à la « révolution des urnes ». De 1998 à 2002, Orbán était déjà au pouvoir (sans majorité des deux tiers). Il a construit un réseau d’entreprises et de banques, un empire médiatique, avec parfois des affaires de corruption… Des réseaux qui lui servent aujourd’hui. Il se présente comme le premier homme politique depuis 1990 à vraiment vouloir transformer le système communiste, qui n’a pas bougé, selon lui. Ses valeurs ? Travail, religion, famille. Comme Mussolini. Son modèle : Berlusconi. On l’appelle d’ailleurs « le Poutine de la grande plaine ».

Et sur le plan culturel ?

On évoque peu la culture dans les médias, mais le Fidesz est aussi en train de détruire la diversité du réseau culturel, les théâtres, les lieux de la culture alternative et indépendante… Le maire de Budapest a nommé un sympathisant notoire de l’extrême droite directeur d’un grand théâtre de la ville. Un groupe a été crée sur Facebook pour dénoncer cette dictature et recenser nos « pertes culturelles ».

Le Fidesz est-il aussi puissant localement ?

Absolument. Le parti a aussi remporté les élections locales. La nouvelle réforme des collectivités locales va centraliser encore davantage le système de redistribution des ressources. Le grand résultat de la transition démocratique depuis les années 1990, qui a instauré les collectivités locales comme unités de gestion, est en train de s’affaiblir.

La loi sur les médias, votée en 2010, a entravé la liberté de la presse en Hongrie [2]. Les Hongrois ont-ils aujourd’hui accès à une information indépendante ?

Internet est resté libre, comme la presse écrite, mais les médias audiovisuels sont pratiquement mis sous tutelle du Fidesz. La dernière radio d’opposition, Klubrádió, perdra sa fréquence le mois prochain. C’était une radio soutenant le parti libéral, elle nous paraissait insupportable, et maintenant on a l’impression que c’est une radio formidable ! Un « Directorat de l’information », composé de partisans de Fidesz, distribue lui-même aux médias audiovisuels des informations que les chaînes publiques sont obligées de relayer. Les chaînes privées sont libres, mais on compte de plus en plus de proches du Fidesz parmi les propriétaires ou au sein des comités de direction, donc elles ont aussi changé de registre.

Le directorat peut également diffuser de fausses informations, comme lors de la manifestation du 2 janvier, qui a réuni près de 100 000 personnes devant l’Opéra de Budapest. Au journal télévisé le soir, le journaliste, debout dans une rue complètement vide devant une rangée de policiers, a simplement évoqué une « bagarre » entre manifestants et forces de l’ordre. En réponse aux critiques, le journaliste a affirmé qu’il était arrivé trop tard pour voir la manifestation, et qu’il n’avait pas pu passer les cordons de police.

Orbán veut « renationaliser » l’économie. Comment est perçu ce projet par la population ?

Orbán veut créer une économie suffisamment forte pour que le pays soit indépendant. Un rêve qui attire les citoyens. Face à la crise, le gouvernement a d’abord demandé une aide financière à la Russie, à la Chine, à l’Arabie Saoudite. Devant leur refus, la Hongrie s’est tourné vers le FMI et l’Union européenne. Au niveau fiscal, l’impôt sur le revenu est maintenant à taux unique (16 %), ce qui favorise les plus riches, une minorité. La politique d’Orbán consiste à renforcer les classes moyennes, ce qui garantit selon lui une stabilité économique. Toutes les contributions de l’État à des organismes sociaux ont été supprimées. Le gouvernement criminalise la pauvreté : vivre dans la rue est devenu un délit [3].

Comment s’organise l’opposition ?

La Hongrie n’a pas la même tradition politique que la France. En France, on serait déjà sur les barricades ! La population hongroise est passive, dépolitisée depuis les années 1990 : on parle beaucoup de politique mais on agit peu. Il y a plein de mouvements qui se forment, fusionnent, se séparent, comme Szolidaritás, 4e République, ou Milla, « Un million pour la liberté des médias », mouvement créé il y a un an sur Facebook qui a pris de l’ampleur.

L’opposition de gauche ne fait pratiquement rien au sein du Parlement. Le parti socialiste MSZP et le nouveau parti DK (« Charte démocratique »), de l’ancien Premier ministre Ferenc Gyurcsany, essayent plutôt de soutenir l’opposition civile. Ils ont participé au rassemblement le 2 janvier, mais sans le soutenir officiellement. Le parti écologiste de gauche LMP (« La politique peut être différente »), créé par des militants de l’association environnementale Protect the future, veut créer une nouvelle opposition. Mais ils n’ont pas encore tranché s’ils doivent s’allier ou non aux socialistes, ou participer à une grande coalition droite-gauche anti-Fidesz.

Les membres du LMP estiment qu’on ne peut plus faire de politique au sein du Parlement, et qu’il faut sortir dans la rue. Ce que tente d’empêcher le pouvoir : pour la fête nationale du 15 mars commémorant la révolution de 1848, le gouvernement hongrois et la Ville de Budapest ont réservé pratiquement tous les sites disponibles dans la capitale pour manifester. La réservation est prolongée sur les deux ans à venir (2013 et 2014) ainsi que sur la date du 23 octobre (fête nationale commémorant la révolution de 1956). L’opposition ne pourra donc plus organiser de manifestations officielles à ces grandes occasions. La Milla a tout de même appelé à manifester le 15 mars sur l’avenue appelée « la Rue de la presse libre », qui fait partie des sites réservés par le gouvernement.

Et l’extrême droite ?

À droite du Fidesz, prospère le Jobbik, composé d’eurosceptiques, en lien avec des organismes paramilitaires, qui brûlent des drapeaux européens pendant les manifestations.

Au Parlement européen, Viktor Orbán a été soutenu par le Parti populaire européen (PPE), qui rassemble les droites « classiques », dont l’UMP en France. Qu’attendez-vous de l’Union européenne ?

Une partie de l’opposition s’attend, comme en Grèce ou en Italie, à la création d’un gouvernement technocrate, qui pourrait amener une plus grande transparence économique, mais aussi détruire davantage les réseaux sociaux. L’Union européenne doit intervenir davantage pour le respect des droits de l’homme. Mais c’est surtout aux Hongrois de réagir. Les liens de solidarité sont complètement cassés, et la population manque de soutiens : les mouvements sociaux européens doivent aider les mouvements hongrois.

Propos recueillis par Agnès Rousseaux

Site: bastamag.net

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Libie: baideries et révires

Libye: mensonges et révoltes

Les Nations unies sont préoccupés par les « brigades révolutionnaires » en Libye, accusées d’avoir provoqué des incidents à Bani Walid et de détenir des milliers de personnes dans des prisons secrètes, ont dit mercredi deux responsables de l’ONU.

La Haut Commissaire pour les droits de l’homme Navi Pillay a souligné que le gouvernement libyen n’avait « pas encore établi de contrôle effectif » sur ces « brigades révolutionnaires » qui ont combattu les troupes de Kadhafi mais n’ont pas été réintégrées dans l’armée régulière. Elle s’est dit « très inquiète des conditions de détention des personnes détenues par les brigades », dont « un grand nombre de ressortissants de l’Afrique subsaharienne » accusées d’avoir soutenu Kadhafi. Ses services ont reçu « des informations alarmantes de torture » dans ces centres de détention secrets.

Il est urgent, a souligné la diplomate, que tous les centres pénitentiaires passent sous l’autorité du ministère de la justice et du procureur général, et que les détenus soient libérés ou jugés. Elle a aussi estimé que l’armement dont disposent les brigades est « une menace pour les droits de l’homme ».

Le représentant spécial de l’ONU en Libye, Ian Martin, a mis en cause les brigades dans des incidents sanglants qui ont eu lieu récemment à Bani Walid, ancien bastion du régime déchu, et à Tripoli. « Bien que les autorités aient réussi à contrôler ces incidents (…) il est toujours possible que de telles flambées de violence se reproduisent et mènent à une escalade », a-t-il estimé lors d’un débat au Conseil de sécurité sur la Libye. Le ministre de la défense a reconnu mercredi que les combats à Bani Walid « n’ont pas eu lieu entre des thowars [révolutionnaires] et des partisans de Kadhafi mais entre deux groupes de jeunes gens. L’un d’eux était la brigade du 28-Mai ».

Ian Martin a déclaré que le ministère de la justice avait repris le contrôle de six prisons auparavant tenues par les ex-rebelles. Dans un rapport remis en novembre, Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, évaluait à 7 000 le nombre de détenus aux mains des milices.

Par ailleurs, Mme Pillay a estimé que l’OTAN devrait fournir des renseignements sur les mesures prises pour éviter les pertes civiles lors des bombardements qui ont précédé la chute de Mouammar Kadhafi l’an dernier. « Pour l’instant tout indique que l’OTAN a fait des efforts pour réduire au minimum les pertes civiles (..) mais elle devrait fournir des informations » sur les cas de pertes civiles « et sur les mesures de prévention prises », a-t-elle déclaré devant le Conseil.

Le Monde.fr

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« Le peuple veut corriger le cours de la révolution »

Des manifestants en colère ont pris d’assaut samedi le siège du Conseil national de transition libyen à Benghazi (est), une attaque qui pourrait affaiblir de nouveaux dirigeants peinant à asseoir leur autorité après un conflit de plusieurs mois.

Cet incident, le plus grave à viser le CNT depuis qu’il a pris les rênes du pays suite à la chute de Mouammar Kadhafi, intervient après des semaines d’un sit-in réclamant aux nouvelles autorités plus de transparence et l’exclusion des personnes ayant collaboré avec l’ancien régime.

Signe de la colère qui monte contre le CNT, son vice-président, Abdelhafidh Ghoga, a été agressé jeudi par des étudiants à l’université de Benghazi.

Samedi, jusqu’à 1.500 personnes, dont d’anciens combattants rebelles blessés pendant la révolution, se sont rassemblées devant le siège du CNT. Plusieurs grenades artisanales ont été lancées sur le bâtiment avant que les protestataires ne l’envahissent et le saccagent.

« Ils ont mis le feu à la façade, brisé des fenêtres et cassé l’une des voitures blindées qui se trouvait là. Des manifestants nous ont aménagé un passage et nous avons pu sortir, personne n’a été blessé. Je suis sorti d’un côté et Moustapha Abdeljalil (le chef du CNT) de l’autre », a dit à l’AFP par téléphone Fathi Baja, le responsable des affaires politiques du Conseil, qui se trouvait sur place.

À l’intérieur des locaux, les manifestants criaient : « Le peuple veut corriger le cours de la révolution », « On ne veut plus de Ghoga ».

Les protestataires, armés de pierres et de barres de fer, avaient investi les lieux puis saccagé les locaux, ont rapporté des témoins à l’AFP.

Auparavant, le chef du CNT était sorti pour tenter de les calmer mais des manifestants l’ont conspué et lui ont jeté des bouteilles en plastique, selon les mêmes sources.

Dans l’après-midi, des manifestants avaient jeté plusieurs « jelatinas », des grenades artisanales à base de TNT, sur le siège du CNT sans faire de victimes, toujours selon des témoins.

Les protestataires réclament plus de transparence de la part du CNT, l’exclusion des « opportunistes » des postes à responsabilité et dénoncent « la marginalisation des blessés ».

Ces incidents interviennent à la veille de l’annonce, prévue dimanche, de la loi électorale élaborée par le CNT en prévision de l’élection en juin d’une assemblée constituante. La composition de la commission électorale doit également être annoncée. (…)

Site: Le Jura Libertaire

 

Le CNT, cette junte islamiste et illégitime, composée d’anciens soutiens de Khadafi, et ses maîtres occidentaux, nous servent à grandes platrées la désinformation étatique pour affaiblir la lutte du peuple libyen et instaurer une nouvelle tyrannie dans le pays…Refusons leurs mensonges! Continuons de soutenir la lutte des rebelles libyens! Le combat continue!

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Festival du fim antifasciste

Chaque année le Collectif de Lutte Antifasciste (CLA) de Reims organise le festival du film antifasciste.

Au programme de 2012

DES PROJECTIONS

“Telepolis” (fiction), “Darling” (comédie dramatique), “Au pays des gueules noires” (documentaire), “La zona” (fiction), “La domination masculine” (documentaire), “Russian Skinhead Anti-Racist” (documentaire) Toutes les projections seront suivies d’un échange avec la salle animé par un spécialiste du domaine traité

MAIS AUSSI :

– des conférences-débats : “La france est-elle raciste ?”, “Europe et extrêmes-droites”, “le programme pseudo(social et économique du FN”…

– “Le fond de l’air effraie”, expo réalisée par des illustrateurs

– des lectures théâtrales

– un concert

– des moments de rencontres avec nos partenaires associatifs et libraires

Programme complet mis en ligne sous quelques jours sur le site du CLA Reims

 Site: Scalp Bezak

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