Vétia l’Azawad yibre!

Vive l’Azawad libre!

Mise au point de Mossa Ag Attaher (Paris, le 27 mars 2012) :

« Depuis le 17 janvier, nous avons clairement notifié notre démarcation non seulement avec Al Qaeda au Maghreb Islamique mais aussi avec tout groupuscule, tout mouvement dont le fondement a pour racine une quelconque religion. L’idéologie religieuse, extrémiste, salafiste et de tout genre n’a pas sa place dans le noble combat que mène le MNLA aujourd’hui. Le leur c’est un combat de religion, d’idéologie, de rétention de la liberté, de la privation de l’égalité entre les hommes et les femmes, de la privation au libre choix politique des populations. Le nôtre c’est l’accession à la démocratie, à la liberté, à l’égalité entre les Hommes sans distinctions de sexe, de religion, et d’ethnie. On ne peut pas avoir de telles missions et objectifs et être confondu avec des groupuscules islamistes.

« Le MNLA a notifié son désaccord à l’égard d’Ansar Adine, nous avons exprimé l’opposition qui se trouve entre nos idées et celles des groupuscules islamiques.

« Nous savons que certains ont intérêt dans cette confusion, nous savons que certains ne sortiront grandis que quand le MNLA et son objectif seront compromis. Nous tenons à leur dire que vous avez échoué à l’avance. Le MNLA a pris toute les dispositions pour se démarquer clairement des groupuscules islamiques aussi bien Al Qaeda au Maghreb Islamique qu’Ansar Adine dont nous ne partageons aucunement le combat.

« Les malheureuses déclarations faites par Ansar Adine dans les médias dénotent clairement que ça n’a rien a avoir avec les combats dignes et nobles tel que celui mené par le MNLA. Ansar Adine a clairement dit qu’il est un mouvement religieux islamiste malien, et il a clairement dit qu’il revendique l’application de la Sharia, la loi islamique dans l’État malien. Et nous le MNLA avons dit clairement que nous sommes un mouvement de libération qui cherche à se détacher complétement et définitivement de l’État malien avec qui nous n’avons plus rien à gérer ensemble. Il est évident que la clarté du discours de part et d’autre ne donne la chance à aucune ambiguïté.

« À ceux qui cherchent malgré toutes ses explications de part et d’autre à créer la confusion, je leur dis tout simplement que la déception sera au rendez-vous pour eux parce que les cartes sont jouées, les dés sont jetés, et l’avenir se chargera de faire le reste.

« Les réalités du terrain et les réalités politiquent démentent formellement les dit-on et les discours de propagande véhiculés par Ansar Adine en essayant de récupérer les combats du peuple. Le combat qui est mené aujourd’hui n’appartient à personne, c’est le combat du peuple de l’Azawad. Toute personne ou tout groupuscule qui essaiera de voler le combat du peuple sera combattu par le peuple, et c’est le peuple qui décidera de son sort. »

Le Jura Libertaire

Publié dans Luttes populaires, Peuples du monde | Commentaires fermés sur Vétia l’Azawad yibre!

Lai politie ôvre…

La police travaille…

Quand la police parque des Tunisiens, un numéro sur le bras

JUSTICE – En tendant la décision de Justice, l’avocate marseillaise murmure : « C’est consternant ». L’ordonnance fait quatre pages, et révèle des pratiques très curieuses de la part de policiers en poste à la frontière suisse, du côté de Pontarlier. Ils auraient parqué des clandestins tunisiens dans un garage, en les désignant par des numéros écrits au feutre sur leurs bras. Monsieur H. faisait partie du groupe. Il a 22 ans, est venu en France avec 45 euros sur lui, pour rejoindre sa soeur en région parisienne. Puis il a décidé « de tenter (sa) chance pour avoir des papiers en Italie ». Il a pris un billet, le train qui va de Paris à Milan. Mais à la frontière italienne, il a été refoulé, avec 38 autres Tunisiens. Les Suisses les ont alors remis dans un train pour les acheminer jusqu’à la frontière française, où ils les ont remis aux autorités françaises, selon les accords en vigueur depuis 2000 entre la France et la Suisse…

Arrivés à Pontarlier, le 22 mars à 13h, les Tunisiens auraient alors été conduits par les hommes de la DDPAF (police aux frontière) dans un garage situé en face du commissariat de la ville. Là, on leur aurait donc inscrit sur les bras, au feutre, un numéro correspondant à l’ordre dans lequel ils allaient être entendus à tour de rôle, afin de leur signifier une obligation de quitter le territoire national. Le numéro inscrit sur le bras de Monsieur H. correspond, indique son avocate, Pascale Chabbert-Masson, à celui que l’on retrouve dans la liste dressée par les policiers et annexée au PV.Les auditions individuelles ont eu lieu de 13h30 à 20h. Ensuite, on leur a mis des bracelets avant de les embarquer, le soir, dans un avion. A l’issue d’un vol vers Marseille, ils ont été conduits en voiture au centre de rétention administrative de Nîmes, où on leur a signifié leurs droits, un peu après minuit.
Avant cela, selon les avocats, auxquels le juge de la liberté et de la détention a donné raison, la privation de liberté était totalement illégale. Les Tunisiens n’étaient pas en rétention, pas en garde à vue, on ne leur a pas signifié leurs droits. Selon les policiers (la préfecture du Doubs ne s’est pas fait représenter à l’audience), les gardes à vue n’étaient pas nécessaires car les 39 hommes avaient été « invités à les suivre », ce qu’ils avaient « consenti sans formuler d’objection ». L’avocate du retenu souligne en réponse que, parmi les Tunisiens arrêtés, beaucoup ne maîtrisaient pas la langue française, au point qu’il a fallu ensuite, à leur arrivée au centre de rétention, avoir recours à un interprète. Par ailleurs, l’avocate doute que les policiers, lorsqu’ils ont enfermé les 39 hommes dans le garage, les aient avertis qu’ils étaient libres, qu’ils pouvaient à tout moment partir puisqu’ils étaient là de leur plein gré et non en garde à vue.

Le juge des libertés a suivi le raisonnement de l’avocate, libéré M. H., et rappelé dans son ordonnance, mardi 27, que s’ils sont « établis et avérés », les faits d’identifier des personnes par des numéros inscrits sur leur peau « comportent des éléments vexatoires et humiliants », ce qui constitue un « traitement dégradant et humiliant » au sens de l’article 3 de la Cour européenne des Droits de l’Homme.

Olivier Bertrand, Libération Marseille

Publié dans General | Commentaires fermés sur Lai politie ôvre…

Vétia lai politie!

Vive la police!

Petit retour du rassemblement anti-Sarkozy et anti-UMP, à laquelle prit part FCL. Ambiance.

—————————————————————————————————–

30 mars 2012 à Besançon, venue de Sarko pour un meeting qu’il n’avait apparemment prévu de faire – mais sous la “pression” de la venue d’autres candidats et des “militant.e.s UMP” se sentant délaissé.e.s, il l’a fait… Alors comme d’hab (même si on sait pas bien si c’est le président ou le candidat qui se déplace), on voit débouler une dizaine de cars de CRS, des cars de gendarmes – tous surarmés bien évidemment – pour faire la “sécurité” en ville aidé par une police locale survoltée… Faut dire que c’est un événement, faudrait pas qu’il y ait de vagues… Tout le monde l’aime cet homme-là, c’est bien connu…

Le meeting était prévu à 17h à Micropolis. Vers 16h, une bonne cinquantaine de militant.e.s et autres Bisontin.e.s vraiment peu fans des idées de NS et de son parti commencent à se réunir devant les portes du parking de Micropolis sans même tenter d’entrer, quel intérêt ? Il.le.s déploient tranquillement une banderole “Regarde ta rolex, l’heure de la révolte a sonné!” (et non la “révolution” comme on peut le voir dans la “presse”, mais on peut pas leur demander de savoir lire…si? non?), d’autres sortent des drapeaux, etc… Zéro agitation, pas même un slogan de crié…

Un UMP du coin passe en voiture en insultant les manifestant.e.s, certain.e.s lui répondent et là, c’est le drame pour les organisateurs du meeting et les forces de “maintien de l’ordre”…

Une quarantaine de CRS est très rapidement déployée (il doit être aux alentours de 16h30) dans le but de repousser les vilains manifestant.e.s: le tout sans ménagement, parce que les manifestant.e.s ne reculent pas assez vite… Alors on les pousse, on leur gueule dessus, on leur marche dessus, on les menace de la matraque, on menace d’utiliser les gaz… Les flics sont quelque peu agressifs, des gens résistent quand on les poussent ou les agrippent, des drapeaux s’agitent, les flics aussi, ça s’empoigne un peu…

Les flics entrainent à l’arrière un manifestant en le tenant (plus que fortement vu la situation) par le cou, contrôlent ses papiers et le laisse rejoindre la manif en lui disant “Premier avertissement”. Apparemment, cela ne sait pas passé aussi bien pour un syndicaliste de SUD qui s’est fait menotté et embarqué pour ne pas avoir voulu bouger… Finalement les manifestant.e.s sont encerclé.e.s par les CRS, certains visiblement démangés par une envie forte d’utiliser matraques, lacrymo ou flashball… Encerclé.e.s, les manifestant.e.s n’ont pas le droit de sortir du “cercle”, même pour quitter totalement la manif , aller prendre le bus à l’arrêt d’en face… Tu peux rentrer, mais tu peux pas sortir… On peut partir quand? On sait pas… Bref, cette rétention illégale a duré près de 3 heures, manifestant.e.s sur le trottoir et flics sur la route, empêchant les bus de ville de suivre normalement leurs trajets – mais en même temps, du côté de Sarko, on s’en fout du service public…

Vers 19h, les CRS lèvent le camp: le meeting est fini depuis longtemps, mais ils avaient décidé de rester à surveiller leurs parqué.e.s jusqu’à ce que le parking soit vide ou presque. Tout le monde se disperse tranquillement… En passant devant les grilles de Micropolis, les manifestant.e.s se font apostropher par des militant.e.s de la section Retraite de l’UMP (toujours se méfier des vieux, ce sont des teignes déguisées en victimes) qui agitent frénétiquement des drapeaux bleus-blancs-rouges distribués au meeting (parce qu’ils n’ont pas de drapeaux à l’UMP, ils filent des T-shirts moches). Les manifestant.e.s répondent, des gens du groupe de l’UMP se déplacent vers ell.eux, sortent des matraques téléscopiques, commencent à empoigner des manifestant.e.s et à frapper avec leurs matraques. Ce n’est pas le service d’ordre UMP (quoi que des fois on se demande), ce sont des flics en civil, sans brassards (l’un d’eux en met un à un moment). Ils embarquent un manifestant qui sera apparemment relâché plus tard.

Si les élections changeaient les choses, elles seraient interdites depuis longtemps alors désertons les urnes et occupons la rue !

Site: Fragment de manif

Publié dans General, Luttes populaires | Commentaires fermés sur Vétia lai politie!

Sarkozy é Besosson!

Nicolas Sarkozy sera en meeting à Besançon vendredi 30 mars, 17h à Micropolis. L’information vient d’être confirmée par l’UMP.

Il se rendra au Zénith de Nancy, lundi 2 avril.

L’Est répugnant républicain.

Bon…on a laissé passé François Fillon…c’est un sous-fifre, admettons…mais Sarkozy doit comprendre qu’il n’y a pas de place pour lui à Besançon! Alors bougeons-nous, cette fois! Tous à Micropolis!

 

Publié dans Luttes populaires | Commentaires fermés sur Sarkozy é Besosson!

31 /03: djoénée anti-capétâlista.

Le samedi 31 mars 2012, la CNT 25 vous invite, dans le cadre de l’appel européen pour une journée d’action anticapitaliste à une zone de gratuité, une table de presse anticapitaliste et un petit café/thé de 14 à 17 h en bas de Battant.

Publié dans General | Commentaires fermés sur 31 /03: djoénée anti-capétâlista.

Valentigney: tçhaître politious botés en édjâmïn

Valentigney (Doubs) : quatre policiers mis en examen

Quatre fonctionnaires sont mis en examen pour homicide involontaire, suite à la mort de Mohamed Boukrourou, dans un fourgon de police à Valentigney.

L’affaire Mohamed Boukrourou, cet homme de 41 ans embarqué dans un fourgon de police dans lequel il est mort, le 12 novembre 2009, à Valentigney, connaîtra donc une issue judiciaire. Probablement avant la fin de l’année et devant le tribunal correctionnel de Montbéliard si le dossier suit le cours qu’il semble désormais emprunter. Avec quatre policiers à la barre, en qualité de prévenus.

Hier matin, Xavier L., Guillaume M., Sonia P. et Sandra D. étaient présents au troisième étage du palais de justice de la cité des Princes, suite à la convocation de la juge d’instruction Sophie Baghdassarian. Accompagnés de leurs avocats Mes Schwerdorffer et Belin, les quatre fonctionnaires (deux étaient venus en uniforme, deux en civil) sont restés rigoureusement mutiques devant la juge et sont ressortis quelques minutes plus tard avec une mise en examen pour « homicide involontaire ».

Ce qui fait singulièrement évoluer leur statut, eux qui bénéficiaient jusqu’alors de celui de témoins assistés. « J’ai demandé à la juge quels éléments nouveaux étaient intervenus pour en aboutir là. J’attends toujours la réponse », fait valoir Me Belin, qui dit avoir « trouvé Mme Baghdassarian gênée ». On se souvient que la reconstitution des faits, en avril dernier, s’était échelonnée sur plusieurs heures et avait abouti à des interprétations cinglantes, notamment de la part d’Alain Dreyfus-Schmidt, l’un des avocats de la famille Boukrourou. « Il ressort de cette reconstitution que l’interpellation était illégale, car elle n’était motivée par aucune infraction », analysait-il alors.

« Une catastrophe ! »

Le sulfureux dossier apparaît comme « une patate chaude », pour reprendre le terme employé par un proche de l’affaire. Une histoire qui a ravivé les tensions, en décembre dernier, à la suite du rapport Baudis, Défenseur des Droits. Accablant pour la police.

Me Schwerdorffer ne partage pas ces conclusions, « pleines d’a priori et de nature à polluer les débats ». Le pénaliste bisontin loue « l’indépendance du juge d’instruction » et fait valoir que « la mise en examen ne préjuge en rien de la culpabilité de nos clients. Notre ligne est claire. Depuis le départ, on vise la relaxe car on estime que les policiers ont fait convenablement leur travail. » Restera à connaître, à l’issue de l’instruction, l’orientation du réquisitoire du procureur. Très attendu… Abdelkader Boukrourou, le frère du défunt, ne cachait pas sa colère quand nous lui avons appris la nouvelle de cette mise en examen. « Nous, ce sont les assises que l’on attendait. Ce n’est pas un homicide involontaire. Mon frère a subi des violences qui n’ont rien d’involontaires. C’est une catastrophe ! Quand cela nous sera notifié, on verra avec nos avocats s’il existe des voies de recours. On n’est pas satisfait. » Les remous de l’affaire Boukrourou risquent de générer encore quelques éclaboussures.

Leur presse (Sam Bonjean, EstRepublicain.fr, 27 mars 2012)

Doubs : quatre policiers mis en examen après une interpellation mortelle

Les deux hommes et deux femmes ont fait un « usage disproportionné de la force » lors de l’interpellation de Mohamed Boukrourou, en novembre 2009 à Valentigney.

Quatre fonctionnaires de police ont été mis en examen pour homicide involontaire dans le cadre de l’enquête sur le décès de Mohamed Boukrourou, mort en 2009 lors de son interpellation dans le Doubs.

Les quatre policiers, deux hommes et deux femmes, ont été mis en examen lundi par un juge d’instruction du tribunal de Montbéliard, a annoncé la procureure Thérèse Brunisso, confirmant une information de l’Est républicain.

Une information judiciaire contre X pour homicide involontaire avait été ouverte en 2009 par le parquet de Montbéliard, qui souhaitait établir si l’intervention policière avait « concouru au décès de Mohamed Boukrourou ».

Le 12 novembre 2009 à Valentigney, dans le Doubs, Mohamed Boukrourou avait été traîné dans un fourgon par des policiers appelés par un pharmacien inquiet de « l’état d’énervement extrême » du client, qui protestait contre la qualité des médicaments vendus.

Trois policiers auraient maîtrisé Mohamed Boukrourou en se mettant assis et debout sur ses jambes, son bassin et son torse.

Des témoins affirment avoir vu les fonctionnaires le frapper avec leurs poings et des matraques. Une version réfutée par les policiers. L’homme, âgé de 41 ans, avait succombé à un arrêt cardio-respiratoire.

La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) a estimé dans un rapport de décembre 2011 que la police avait fait un « usage disproportionné de la force » lors de l’interpellation de Mohamed Boukrourou.

Les policiers ont réagi « de façon stéréotypée, sans adapter leur comportement […] alors qu’ils savaient que (Mohamed Boukrourou) était suivi pour des troubles psychiatriques ». Ils « ont fait un recours ininterrompu à la force » qui était « contre-productif et dangereux pour l’intégrité physique » de l’interpellé, avait-elle dit.

Leur presse (Agence Faut Payer, 27 mars 2012)


(…) Amnesty international France s’est ému, de son côté, du sort de cinq personnes, toutes étrangères ou d’origine étrangère, qui sont décédées lors de leur interpellation par la police entre 2004 et 2006 sans que la lumière ait été faite sur les circonstances ayant entraîné leur mort.

Leur presse (Reuters, 27 mars 2012)

Repris sur le Jura Libertaire

Publié dans General | Commentaires fermés sur Valentigney: tçhaître politious botés en édjâmïn

Permânaince pôcarou.je.s di lai CNT

Permanence précaires de la CNT

La CNT organise la permanence mensuelle de la “commission précaires“.

Celle-ci aura lieu lundi 26 mars à 15h30 à l’atelier. Nous y serons disponibles pour discuter des problèmes rencontrés avec le pôle emploi, la caf, les agences immobilières, etc. et essayer de trouver des solutions.

Projection de ce lundi : “Travailler à en mourir”

Vous êtes bien entendu invité.e.s !

CNT 25

Publié dans Débats | Commentaires fermés sur Permânaince pôcarou.je.s di lai CNT

Street art, made in Free-County!

Besosson noûtra viçhtouêra!

Vu sur Fragment de tags

Publié dans Kultur! | Commentaires fermés sur Street art, made in Free-County!

Fâsans loure féte â tchnoyes di l’Estät!

Faisons leur fête aux pourris de l’Etat!

Manifestations anti-austérité en Grèce, en marge de défilés

Les forces de police grecques ont tiré dimanche des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants anti-austérité dans trois villes du pays, en marge des défilés organisés à l’occasion de la fête nationale.

Le défilé militaire annuel commémorant le soulèvement de 1821 contre les Ottomans a eu lieu sur fond de mesures de sécurité sans précédent à Athènes, afin d’éviter que se reproduisent les heurts qui avaient eu lieu lors de précédentes célébrations. Le défilé a pu se tenir dans le calme, mais, hors des officiels, peu de personnes ont pu s’en approcher pour y assister.

Les manifestations qui ont eu lieu en marge des défilés officiels reflètent la colère d’une frange de la population contre les mesures d’austérité imposées par le gouvernement en échange de l’aide financière octroyée par le FMI et l’Union européenne.

À Athènes, certaines avenues avaient été bouclées et 4.000 policiers mobilisés dans le centre. Des agents des forces de sécurité avaient même été postés sur le toit du parlement et d’autres bâtiments de la place Syntagma, où ont eu lieu de violentes manifestations contre l’austérité l’an dernier.

À Patras, ville portuaire de l’ouest du Péloponnèse, une cinquantaine de manifestants ont bombardé les policiers de bouteilles et de pierres, après avoir été empêchés d’approcher de la tribune où des personnalités assistaient à un défilé étudiant.

La police a également fait usage de gaz lacrymogènes contre 200 manifestants qui tentaient de perturber des défilés étudiants à Héraklion et La Canée, en Crète.

La police a fait état de 39 arrestations dans l’ensemble du pays.

Leur presse (Reuters, 25 mars 2012)


Manifestation antirigueur en Crète

Des centaines de manifestants protestant contre l’austérité ont provoqué aujourd’hui à Héraklion, en Crète, l’annulation du défilé commémorant le soulèvement de 1821 contre l’empire ottoman, tandis qu’à Athènes, l’étau policier inédit encadrant les célébrations a fait prévaloir le calme. Le vice-préfet de région de Crète, Evripidis Koukiadakis, a invoqué devant les médias la « sécurité des élèves » pour justifier l’annulation du défilé militaire qui comprend également des écoliers. « Maintenir la parade sous protection policière et au milieu des gaz lacrymogènes était dénué de sens », a-t-il affirmé.

L’annulation des célébrations dans ce chef-lieu de l’île (sud), quatrième ville du pays, a fait suite à l’irruption sur le parcours officiel, juste après l’ouverture du défilé par la fanfare, de près d’un millier de manifestants protestant contre la politique gouvernementale d’austérité.

La police a d’abord tenté de les repousser, en usant de gaz irritants, puis s’est repliée pour les laisser marcher sans incident sur le parcours, aux cris de « le droit du travailleur est la loi » et « pain, éducation et liberté », slogan symbole de la lutte contre la junte des colonels (1967-74), selon une source policière. À Salonique et Patras, deuxième et troisième villes du pays, plusieurs centaines de contestataires ont aussi manifesté contre la cure de rigueur dictée au pays surendetté par l’UE et le FMI, mais sans perturber les défilés, encadrés par un important déploiement policier, selon les médias.

Un premier bilan policier a recensé 180 interpellations dans ces villes, la capitale et le reste du pays. À Athènes, la démonstration de force policière a fait prévaloir le calme, privant toutefois le défilé, suivi par les chefs de l’État et du gouvernement, du plus gros de son public.

Le Premier ministre, Lucas Papademos s’est affirmé confiant que la Grèce puisse « remporter le combat national qu’elle livre aujourd’hui pour redresser son économie ».

Les médias relevaient par ailleurs que ministres et élus se sont fait discrets en province, où nombre de localités avaient renoncé à ériger les traditionnelles estrades officielles surélevées. Les forces de l’ordre étaient en alerte de peur de violences et de prises à partie du personnel politique, après les incidents ayant émaillé tous ces derniers mois les célébrations nationales. La plus grave perturbation avait conduit le 28 octobre à l’annulation à Salonique du défilé militaire national commémorant le rejet par la Grèce de l’ultimatum de l’Italie fasciste en 1940, auquel assistait le chef de l’État. La fête nationale du 25 mars commémore le soulèvement de 1821 qui a abouti en 1829 à la fin de près de quatre siècles de domination ottomane.

AFP, repris sur Le Jura Libertaire

Publié dans Révolution greque | Commentaires fermés sur Fâsans loure féte â tchnoyes di l’Estät!

Mali-Azawad: bès l’airmée!

Mali-Azawad: à bas l’armée!

Les mutins disent contrôler la présidence et avoir arrêté des ministres

Des soldats mutins maliens ont affirmé jeudi à l’AFP avoir pris le contrôle de la présidence à Bamako après plusieurs heures de combats avec la garde présidentielle et avoir arrêté des ministres, dont celui des Affaires étrangères, Soumeylou Boubèye Maïga.

« Nous contrôlons le palais présidentiel », a déclaré un soldat mutin sous couvert de l’anonymat, un autre affirmant que plusieurs personnalités du régime du président Amadou Toumani Touré, dont M. Maïga et Kafougouna Koné, ministre de l’Administration territoriale, avaient été arrêtées.

Ces informations n’ont pas pu être confirmées de source gouvernementale, mais une source indépendante a affirmé que le président Touré « et ses hommes ne sont plus au palais », sans préciser où ils se trouvaient.

Des militaires mutins sont ensuite apparus à la radio-télévision nationale à Bamako mais l’allocution de l’un d’entre eux n’a pas pas pu être entendue en raison apparemment d’un problème technique, a constaté un journaliste de l’AFP.

Une inscription en bas de l’écran indiquait que celui qui parlait était le lieutenant Amadou Konaré, présenté comme le porte-parole d’un « Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État ».

Des échanges de tirs nourris entre la garde présidentielle et les mutins, qui dénoncent le manque de moyens dont ils disposent dans le nord du pays où ils combattent une rébellion touareg et des groupes islamistes armés, ont été entendus pendant plusieurs heures dans la nuit de mercredi, avant de dimunier d’intensité.

La radio-télévision nationale occupée par les mutins avait annoncé mercredi vers 23H00 (locales et GMT) une déclaration de militaires « dans un instant », mais plus de cinq heures plus tard, elle n’avait toujours été prononcée et la télévision passait de la musique malienne.

AFP, sur le Jura Libertaire

—————————————————————————————————-

BAMAKO (Reuters) – Un coup d’Etat militaire s’est produit au Mali où les mutins ont annoncé jeudi à la télévision nationale qu’ils s’étaient emparés du pouvoir devant l’incapacité du gouvernement d’Amadou Toumani Touré à mater la rébellion touarègue dans le nord du pays.

Les institutions ont été dissoutes, la Constitution a été suspendue, un couvre-feu décrété et les frontières sont fermées.

Les putschistes, des officiers dont les grades ne dépassent pas celui de capitaine, ont promis de remettre le pouvoir à un nouveau gouvernement démocratiquement élu dès que le pays serait réunifié et que son intégrité ne serait plus menacée.

Les mutins, regroupés au sein d’un Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDR), présidé par le capitaine Amadou Sanogo, ont annoncé la fermeture des frontières terrestres et aériennes du pays.

Flanqué d’une vingtaine de soldats, leur porte-parole, le lieutenant Amadou Konaré, est apparu à la télévision pour expliquer qu’ils avaient « décidé de prendre leurs responsabilités en mettant fin au régime incompétent et désavoué de M. Amadou Toumani Touré », accusé d’impuissance face à la rébellion touarègue.

Ces derniers temps, la colère n’avait cessé d’enfler dans l’armée contre le manque de moyens mis à sa disposition pour lutter contre le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA).

Les rebelles touaregs du MNLA, qui revendiquent trois régions pour créer une enclave dans le nord du pays, ont engrangé des succès sur le terrain ces dernières semaines, en partie grâce au renfort de combattants de retour de la guerre civile en Libye. Ces combats ont fait des dizaines de morts et 200.000 déplacés.

LA FRANCE CONDAMNE « AVEC LA PLUS GRANDE FERMETÉ »

Les rebelles, qui se sont notamment emparés, ce mois-ci, de la ville de garnison de Tessalit, près de la frontière algérienne, ont annoncé qu’ils tenteraient d’exploiter la situation à Bamako pour pousser leur avantage.

Par la voix d’Alain Juppé, la France, ex-puissance coloniale, a exprimé sa « très vive préoccupation à la suite du coup d’État qui vient de se produire au Mali » et condamné « avec la plus grande fermeté ce renversement par la force de l’ordre constitutionnel ».

Le ministre français des Affaires étrangères a appelé « au rétablissement de la Constitution et des institutions, au respect des libertés et des droits fondamentaux et tout particulièrement de la personne du président M. Amadou Toumani Touré ».

Dans l’intervalle, Paris suspend « toutes ses coopérations régaliennes avec le Mali » mais maintient ses programmes d’aide en faveur de la population et de « lutte contre le terrorisme » – le Mali est situé en pleine « zone grise », cette bande de l’Afrique subsaharienne où opèrent des groupes affiliés à Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a fait part de profonde préoccupation, appelant au calme et renouvelant « le soutien des Nations unies à l’ordre constitutionnel en place au Mali ». Aux Etats-Unis, la Maison blanche s’est prononcée pour le « rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel ».

AUCUN DÉCÈS SIGNALÉ

En dépit du couvre-feu décrété jusqu’à nouvel ordre, automobilistes et motocyclistes continuaient à circuler jeudi dans les rues de la capitale, où des soldats tiraient en l’air par moments, a constaté un journaliste de Reuters.

L’aéroport de Bamako a été bouclé par des policiers, et non par des militaires. Il est impossible de savoir si les mutins disposent de suffisamment de moyens pour boucler les frontières d’un pays grand comme deux fois la France et qui compte sept Etats voisins.

Dans la nuit, des tirs sporadiques à l’arme lourde et des balles traçantes ont retenti à Bamako, et les mutins ont temporairement contraint la radio-télévision nationale à cesser d’émettre.

Aucun décès n’a été signalé, mais un responsable de l’hôpital Gabriel-Touré de Bamako a indiqué qu’une vingtaine de personnes blessées par balles avaient été admises.

C’est mercredi soir que les soldats mutinés ont attaqué le palais présidentiel, où ils sont entrés dans la nuit.

Parlant alors de « tentative de coup d’Etat », une source au ministère de la Défense a confié que le président Touré se trouvait en lieu sûr. Selon deux diplomates et une source militaire loyaliste, « ATT » aurait trouvé refuge dans un camp militaire tenu par des éléments qui lui sont restés fidèles.

En février, Bamako avait été brièvement paralysé par des barricades érigées par des centaines de Maliens en colère, qui avaient brûlé des pneus dans les rues en signe de protestation contre l’incapacité des autorités à mater la rébellion.

Selon une source militaire, l’un des déclics des événements a été la visite mouvementée du ministre de la Défense dans une caserne située à Kati, à une vingtaine de kilomètres au nord de Bamako, où il a été pris à partie par des soldats.

Une élection présidentielle était programmée pour le 29 avril. Amadou Toumani Touré, au pouvoir depuis 2002, avait annoncé qu’il ne serait pas candidat.

Le Nouvel Obs.fr

—————————————————————————————————-

Ils ont donc fait la saleté….les militaires sont décidément en vogue, sur le continent africain, en ce moment. Devant l’avancée des combattants de la liberté de l’Azawad, l’armée malienne, celle qui file de temps à autre quelques coups de mains aux bandits et à Aqmi dans la région touarègue pour affaiblir le MNLA, renverse donc un pouvoir jugé pas assez sanglant et répressif au nom de la lutte contre le terrorisme (sic!) et Al-Qaeda (re-sic!).

FCL apporte son soutien à tous les opposants à ce coup de force dictatorial, et aux camarades du MNLA à qui nous souhaitons la réussite dans leur campagne contre l’Etat malien et ses nouveaux dirigeants encore pire que les précédents. A bas toutes les armées!

Publié dans Luttes populaires, Peuples du monde | Commentaires fermés sur Mali-Azawad: bès l’airmée!